En accueillant les jeunes dans les maisons de formation ou dans les séminaires, il est important de vérifier leur enracinement suffisant dans une communauté, leur stabilité dans les relations d’amitié avec leurs semblables, leurs efforts dans les études ou le travail, leurs liens avec la pauvreté et la souffrance. Dans l’accompagnement spirituel, l’initiation à la prière et au travail intérieur sont décisifs, pour apprendre à discerner avant tout dans sa propre vie, notamment à travers des formes de renoncement et d’ascèse. Le célibat pour le Royaume (cf. Mt 19, 12) devrait être compris comme un don à reconnaître et à vérifier, dans la liberté, la joie, la gratuité et l’humilité, avant l’admission aux ordres ou la première profession. La contribution de la psychologie doit être conçue comme une aide pour la maturation affective et l’intégration de la personnalité, et insérer dans l’itinéraire de formation selon la déontologie professionnelle et le respect de la liberté affective de la personne en formation. La figure du recteur ou de celui ou celle qui est responsable de la formation devient toujours plus importante pour unifier le parcours de formation, pour parvenir à un discernement réaliste, grâce à la consultation de toutes les personnes impliquées dans la formation, et, dans certains cas, pour décider de l’éventualité d’interrompre la formation, en orientant vers une autre voie vocationnelle. Une fois la phase initiale de la formation achevée, il faut assurer la formation permanente et l’accompagnement des prêtres et des personnes consacrées, hommes et femmes, surtout des plus jeunes. Ceux-ci se trouvent souvent confrontés à des défis et à des responsabilités disproportionnées. La tâche de les accompagner revient non seulement à certains délégués, mais elle doit être exercée personnellement par les évêques et les supérieurs. Accompagnateurs de qualité