Le bon accompagnateur est une personne équilibrée, capable d’écouter, portée par la foi et la prière, et qui s’est confrontée à ses propres faiblesses et fragilités. Voilà pourquoi il sait être accueillant envers les jeunes qu’il accompagne, sans moralismes et sans fausses indulgences. Quand c’est nécessaire, il sait offrir aussi la parole de la correction fraternelle. La conscience que l’accompagnement est une mission qui requiert un enracinement profond dans la vie spirituelle l’aidera à demeurer libre vis-à-vis des jeunes qu’il accompagne : il respectera l’issue de leur parcours, en les soutenant par la prière et en jouissant des fruits que l’Esprit produit chez ceux qui lui ouvrent leur cœur, sans chercher à imposer sa volonté ou ses préférences. Il sera également capable de se mettre au service des autres, plutôt que d’occuper le centre de la scène et d’adopter des attitudes possessives et manipulatrices qui créent des dépendances et font obstacle à la liberté des personnes. Ce profond respect sera aussi la meilleure garantie contre les risques de plagia et d’abus en tout genre.