Le Pape François nous rappelle souvent que cela n’est pas possible sans un sérieux chemin de conversion. Nous sommes conscients qu’il ne s’agit pas seulement de faire naître de nouvelles activités et nous ne voulons pas écrire des « plans apostoliques, expansionnistes, méticuleux et bien dessinés, typiques des généraux défaits » (François, Evangelii gaudium, n° 96). Nous savons que, pour être crédibles, nous devons vivre une réforme de l’Église, qui implique une purification du cœur et des changements de style. L’Église doit réellement se laisser modeler par l’Eucharistie qu’elle célèbre comme sommet et source de sa vie : la forme d’un pain composé de nombreux épis et rompu pour la vie du monde. Le fruit de ce Synode, le choix que l’Esprit nous a inspiré par l’écoute et le discernement, est de cheminer avec les jeunes en allant vers tous, pour témoigner de l’amour de Dieu. Nous pouvons décrire ce processus en parlant de synodalité de la mission ou de synodalité missionnaire : « La mise en œuvre d’une Église synodale est un présupposé indispensable pour un nouvel élan missionnaire qui implique l’ensemble du Peuple de Dieu »1Commission Théologique Internationale, La synodalité dans la vie et dans la mission de l’Église, 2 mars 2018, n° 9. En outre, ce document illustre la nature de la synodalité en ces termes : « La dimension synodale de l’Église exprime le caractère de sujet actif de tous les Baptisés et, en même temps, le rôle spécifique du ministère épiscopal en communion collégiale et hiérarchique avec l’Évêque de Rome. Cette vision ecclésiologique invite à promouvoir le déploiement de la communion synodale entre “ tous ”, “ plusieurs ” et “ un ”. À différents niveaux et sous diverses formes, sur le plan des Églises particulières, sur celui de leurs regroupements au niveau régional et sur celui de l’Église universelle, la synodalité implique l’exercice du sensus fidei de l’universitas fidelium (tous), le ministère de guide du collège des Évêques, chacun avec ses presbyteriums (plusieurs), et le ministère d’unité de l’Évêque et du Pape (un). Sont ainsi conjugués, dans la dynamique synodale, l’aspect communautaire qui inclut tout le Peuple de Dieu, la dimension collégiale relative à l’exercice du ministère épiscopal et le ministère primatial de l’Évêque de Rome. Cette corrélation encourage la singularis conspiratio entre les fidèles et les Pasteurs, qui est l’image de la conspiratio éternelle vécue dans la Sainte Trinité » (n° 64).. Il s’agit de la prophétie du Concile Vatican II, que nous n’avons encore jamais assumée dans toute sa profondeur et développée dans ses implications quotidiennes, et sur laquelle le Pape François a attiré notre attention en affirmant : « Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Église du IIIème millénnaire » (François, Discours pour la Commémoration du 50ème anniversaire de l’institution du Synode des Évêques, 17 octobre 2015). Nous sommes convaincus que ce choix, fruit de la prière et de la confrontation, permettra à l’Église, par la grâce de Dieu, d’être et d’apparaître plus clairement comme la “ jeunesse du monde ”. Un dynamisme constitutif
Document final — Les jeunes
Notes
- 1. Commission Théologique Internationale, La synodalité dans la vie et dans la mission de l’Église, 2 mars 2018, n° 9. En outre, ce document illustre la nature de la synodalité en ces termes : « La dimension synodale de l’Église exprime le caractère de sujet actif de tous les Baptisés et, en même temps, le rôle spécifique du ministère épiscopal en communion collégiale et hiérarchique avec l’Évêque de Rome. Cette vision ecclésiologique invite à promouvoir le déploiement de la communion synodale entre “ tous ”, “ plusieurs ” et “ un ”. À différents niveaux et sous diverses formes, sur le plan des Églises particulières, sur celui de leurs regroupements au niveau régional et sur celui de l’Église universelle, la synodalité implique l’exercice du sensus fidei de l’universitas fidelium (tous), le ministère de guide du collège des Évêques, chacun avec ses presbyteriums (plusieurs), et le ministère d’unité de l’Évêque et du Pape (un). Sont ainsi conjugués, dans la dynamique synodale, l’aspect communautaire qui inclut tout le Peuple de Dieu, la dimension collégiale relative à l’exercice du ministère épiscopal et le ministère primatial de l’Évêque de Rome. Cette corrélation encourage la singularis conspiratio entre les fidèles et les Pasteurs, qui est l’image de la conspiratio éternelle vécue dans la Sainte Trinité » (n° 64).