Beaucoup de migrants sont des jeunes. La diffusion universelle de l’Église lui offre la grande opportunité de faire dialoguer les communautés d’où ils partent avec celles où ils arrivent, en contribuant à surmonter les peurs et les méfiances et à renforcer les liens que les migrations risquent de briser. “ Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ”, les quatre verbes par lesquels le Pape François résume les lignes d’action en faveur des migrants sont les verbes synodaux. Les mettre en pratique requiert l’action de l’Église, à tous les niveaux, et concerne tous les membres des communautés chrétiennes. De leur côté, les migrants, opportunément accompagnés, pourront offrir des ressources spirituelles, pastorales et missionnaires aux communautés qui les accueillent. L’engagement culturel et politique est particulièrement important ; il faut le mener par le biais de structures adaptées, pour lutter contre la diffusion de la xénophobie, du racisme et du refus des migrants. Les ressources de l’Église catholique sont un élément vital dans la lutte contre le trafic d’êtres humains, comme le soulignent clairement l’engagement et l’action de nombreuses religieuses. Le rôle du Santa Marta Group, qui unit les responsables religieux et des forces de l’ordre, est crucial et représente une bonne pratique, dont il est possible de s’inspirer. Il ne faut pas négliger non plus les efforts pour garantir le droit effectif à rester dans son pays pour les personnes qui ne voudraient pas migrer mais qui sont contraintes de le faire, ni le soutien à apporter aux communautés chrétiennes que les migrations menacent de dépeupler.