L’Église s’engage dans la promotion d’une vie sociale, économique et politique sous le signe de la justice, de la solidarité et de la paix, comme les jeunes le demandent aussi avec force. Cela exige le courage de devenir la voix de ceux qui n’en ont pas auprès des responsables du monde, en dénonçant la corruption, les guerres, le commerce d’armes, les trafics de drogue et l’exploitation des ressources naturelles, et en invitant à la conversion ceux qui en sont responsables. Dans une perspective intégrale, cela ne peut pas être séparé de l’engagement en faveur de l’inclusion des plus fragiles, au moyen de parcours qui leur permettent, non seulement de trouver une réponse à leurs besoins, mais aussi d’apporter leurs contributions à l’édification de la société.
Conscient que « le travail constitue une dimension fondamentale de l’existence de l’homme sur la terre » (saint Jean-Paul II, Laborem exercens, n° 4) et que le manque de travail est humiliant pour de nombreux jeunes, le Synode recommande aux Églises locales de favoriser et d’accompagner l’insertion des jeunes dans ce monde, notamment en soutenant des initiatives professionnelles pour les jeunes. Des expériences en ce sens existent largement dans de nombreuses Églises locales et doivent être soutenues et renforcées.
La promotion de la justice interpelle aussi la gestion des biens de l’Église. Les jeunes se sentent chez eux dans une Église où l’économie et la finance sont vécues dans la transparence et dans la cohérence. Des choix courageux dans la perspective du développement durable, comme cela est indiqué par l’encyclique Laudato si’, sont nécessaires, dans la mesure où le manque de respect de l’environnement engendre de nouvelles pauvretés, dont les jeunes sont les premières victimes. Les systèmes peuvent aussi être changés en montrant qu’il est possible de vivre de façon différente la dimension économique et financière. Les jeunes poussent l’Église à être prophétique dans ce domaine, par des mots mais surtout à travers des choix qui manifestent qu’une économie amie de la personne et de l’environnement est possible. Avec eux, nous pouvons le faire.
Par rapport aux questions écologiques, il sera important d’offrir des lignes directrices pour la mise en pratique concrète de l’Encyclique Laudato si’ dans les réalités ecclésiales. Bon nombre d’interventions ont souligné l’importance d’offrir aux jeunes une formation à l’engagement sociopolitique et à la doctrine sociale de l’Église qui représente une excellente ressource à cet égard. Les jeunes engagés en politique doivent être soutenus et encouragés à œuvrer pour un changement réel des structures sociales injustes.