Les jeunes sont porteurs d’une inquiétude qui doit, avant tout, être écoutée, respectée et accompagnée, en misant avec conviction sur leur liberté et sur leur responsabilité. L’Église sait par expérience que leur contribution est fondamentale pour son renouveau. Par certains aspects, ces jeunes peuvent être en avance par rapport à leurs pasteurs. Le matin de Pâques, le jeune Disciple aimé est arrivé le premier au tombeau, précédant dans sa course Pierre, appesanti par l’âge et par la trahison (cf. Jn 20, 1-10) ; de la même façon, à l’intérieur de la communauté chrétienne, le dynamisme de la jeunesse est une énergie rénovatrice pour l’Église, car il l’aide à se débarrasser des lourdeurs et des lenteurs et à s’ouvrir au Ressuscité. En même temps, l’attitude du Disciple aimé indique qu’il est important de rester reliés à l’expérience des anciens, de reconnaître le rôle des pasteurs et de ne pas partir en avant, tout seuls. Nous aurons ainsi cette symphonie de voix qui est fruit de l’Esprit.