TheoFonsAux sources de la foi

Document final — Les jeunes

DFJ · Synode des Évêques · 2018 · FR · 167 paragraphes · vatican.va ↗

Au cours des siècles, la compréhension théologique du mystère de la vocation a connu des accents divers, selon le contexte social et ecclésial au sein duquel ce thème a été réfléchi. Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître le caractère analogique du terme “ vocation ” et les multiples dimensions qui caractérisent la réalité désignée. Cela a pu conduire à mettre en évidence certains aspects, dans des perspectives qui n’ont pas toujours su sauvegarder, avec un même équilibre, la complexité de l’ensemble. Pour saisir en profondeur le mystère de la vocation dont l’origine se trouve en Dieu, nous sommes donc appelés à purifier notre imaginaire et notre langage religieux, en retrouvant la richesse et l’équilibre de la narration biblique. Le lien étroit entre le choix divin et la liberté humaine, en particulier, doit être pensé en dehors de tout déterminisme et de tout extrinsécisme. La vocation n’est ni une partition déjà écrite que l’être humain devrait simplement réciter, ni une improvisation théâtrale sans la moindre piste. Puisque Dieu nous appelle à être ses amis et non ses serviteurs (cf. Jn 15, 13), nos choix concourent de façon réelle au déploiement historique de son projet d’amour. Par ailleurs, l’économie du salut est un Mystère qui nous dépasse infiniment ; c’est pourquoi seule l’écoute du Seigneur peut nous dévoiler quel rôle nous sommes appelés à avoir. Perçue dans cette lumière, la vocation apparaît réellement comme un don de grâce et d’alliance, comme le secret le plus beau et le plus précieux de notre liberté.