Il ne manque pas dans l’Église d’initiatives ni d’expériences consolidées à travers lesquelles les jeunes peuvent faire l’expérience de l’accueil, de l’écoute et faire entrendre leur voix. Le Synode reconnaît toutefois que la communauté ecclésiale ne sait pas toujours rendre évidente l’attitude que le Ressuscité a eue envers les disciples d’Emmaüs quand, avant de les éclairer par la Parole, il leur a demandé : « Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? » (Lc 24, 17). La tendance prévaut alors d’apporter des réponses toutes faites et de proposer des recettes toutes prêtes, sans laisser émerger les questions des jeunes dans leur nouveauté ni saisir ce qu’elles ont de provocantes. L’écoute rend possible un échange de dons, dans un contexte d’empathie. Elle permet aux jeunes d’apporter quelque chose à la communauté, en l’aidant à percevoir des sensibilités nouvelles et à se poser des questions inédites. En même temps, elle pose les conditions d’une annonce de l’Évangile qui atteigne vraiment le cœur, de façon percutante et féconde.