Et cela, comment le désigner pour être compris des intelligences plus lentes, autrement que par une dénomination vulgaire? Où trouver, dans toutes les parties du monde, quelque chose de plus analogue à cette informité vague, que la terre et l’abîme? car, placés l’un et l’autre au dernier échelon de l’existence, sont-ils comparables aux créatures supérieures, revêtues de gloire et de lumière? Pourquoi donc n’admettrais-je pas que, par complaisance pour la faiblesse de l’homme, 1’Ecriture ait nommé « terre invisible et sans « forme, » cette informité matérielle, que vous aviez créée d’abord dans cette aride nudité, pour en faire un monde paré de formes et de beauté?