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Document final — Les jeunes

DFJ · Synode des Évêques · 2018 · FR · 167 paragraphes · vatican.va ↗

L’apôtre Paul enrichit ce que la tradition biblique a élaboré à propos du cœur, en le mettant en relation avec le terme “ conscience ”, qu’il reprend à la culture de son temps. C’est dans la conscience que l’on saisit le fruit de la rencontre et de la communion avec le Christ : une transformation salvifique et l’accueil d’une liberté nouvelle. La tradition chrétienne insiste sur la conscience comme lieu privilégié d’une intimité spéciale avec Dieu et de rencontre avec lui, où sa voix se fait présente : « La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » (Gaudium et spes, n° 16). Cette conscience ne coïncide pas avec le ressenti immédiat et superficiel, ni avec une “ conscience de soi ” : elle atteste d’une présence transcendante que chacun retrouve dans son intériorité, mais dont il n’est pas propriétaire.