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Document final — Les jeunes

DFJ · Synode des Évêques · 2018 · FR · 167 paragraphes · vatican.va ↗

Former la conscience est le cheminement de toute la vie, où l’on apprend à nourrir les mêmes sentiments que Jésus-Christ, en adoptant les critères de ses choix et les intentions de son action (cf. Ph 2, 5). Pour atteindre la dimension la plus profonde de la conscience, selon la vision chrétienne, il est important d’accorder une grande attention à l’intériorité qui comporte, avant tout, des temps de silence, de contemplation orante et d’écoute de la Parole, avec le soutien de la pratique sacramentelle et de l’enseignement de l’Église. En outre, il faut une pratique habituelle du bien, vérifiée dans l’examen de conscience : un exercice où il ne s’agit pas seulement d’identifier ses péchés, mais aussi de reconnaître l’œuvre de Dieu dans sa propre expérience quotidienne, dans les événements de l’histoire et des cultures au sein desquelles nous vivons, dans le témoignage de tant d’hommes et de femmes qui nous ont précédés ou qui nous accompagnent par leur sagesse. Tout cela aide à grandir dans la vertu de prudence, en articulant l’orientation globale de l’existence avec les choix concrets, avec une lucidité sereine de ses dons et de ses limites. Le jeune Salomon a demandé ce don plus que toute autre chose (cf. 1 R 3, 9).