Une Église synodale et missionnaire se manifeste à travers des communautés locales habitées par de nombreux visages. Dès le commencement, l’Église n’a pas pris une forme rigide et uniformisée, mais elle s’est développée comme un polyèdre de personnes avec des sensibilités, des provenances et des cultures différentes. C’est précisément ainsi qu’elle a montré qu’elle portait dans les vases d’argile de la fragilité humaine le trésor incomparable de la vie trinitaire. L’harmonie, qui est un don de l’Esprit, n’abolit pas les différences, mais elle les accorde, en générant une richesse symphonique. Cette rencontre dans l’unique foi entre des personnes différentes constitue la condition fondamentale pour le renouveau pastoral de nos communautés. Elle a une incidence sur l’annonce, sur la célébration et sur le service, c’est-à-dire sur les domaines fondamentaux de la pastorale ordinaire. La sagesse populaire dit que « pour élever un enfant, il faut un village » : ce principe est valable aujourd’hui pour tous les domaines de la pastorale.