De nombreux Pères synodaux provenant de milieux non occidentaux signalent que, dans leurs pays, la mondialisation porte en elle d’authentiques formes de colonisation culturelle, qui déracinent les jeunes des appartenances culturelles et religieuses dont ils proviennent. Un engagement de l’Église est nécessaire pour les accompagner dans ce passage sans qu’ils perdent les traits les plus précieux de leur identité. Le processus de sécularisation donne lieu à des interprétations très différentes. Tandis que certains le vivent comme une occasion précieuse de se purifier d’une religiosité par habitude, ou fondée sur des identités ethniques et nationales, d’autres y voient un obstacle à la transmission de la foi. Dans les sociétés sécularisées, nous assistons aussi à une redécouverte de Dieu et de la spiritualité. Cela incite l’Église à retrouver l’importance des dynamismes propres à la foi, à l’annonce et à l’accompagnement pastoral. Un premier regard sur l’Église d’aujourd’hui