La famille est la première communauté de foi où, en dépit de limites et d’imperfections, le jeune fait l’expérience de l’amour de Dieu et commence à discerner sa propre vocation. Les Synodes précédents, puis l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia, ne cessent de souligner que la famille, en tant qu’Église domestique, a le devoir de vivre la joie de l’Évangile dans la vie quotidienne et d’y faire participer tous ses membres selon leur condition, en leur permettant de demeurer ouverts à la dimension vocationnelle et missionnaire. Cependant, toutes les familles n’enseignent pas toujours à leurs enfants à regarder l’avenir dans une perspective de vocation. Parfois, la recherche du prestige social ou du succès personnel, l’ambition des parents ou la tendance à déterminer les choix des enfants, envahissent l’espace du discernement et conditionnent les décisions. Le Synode reconnaît la nécessité d’aider les familles à assumer de façon plus claire une conception de la vie comme vocation. Le récit évangélique de Jésus adolescent (cf. Lc 2, 41-52), soumis à ses parents, mais capable de se détacher d’eux pour s’occuper des choses du Père, peut offrir de précieuses lumières pour orienter les relations familiales dans un sens évangélique. Appelés à la liberté