La liberté est une condition essentielle pour un authentique choix de vie. Elle risque toutefois d’être mal comprise, notamment parce qu’elle n’est pas toujours correctement présentée. L’Église elle-même finit par apparaître aux yeux de beaucoup de jeunes comme une institution qui impose des règles, des interdits et des obligations. Or, le Christ « nous a libérés pour la liberté » (Ga 5, 1), nous faisant passer du régime de la Loi à celui de l’Esprit. À la lumière de l’Évangile, il est opportun aujourd’hui de reconnaître avec plus de clarté que la liberté est constitutivement relationnelle et montrer que les passions et les émotions sont importantes dans la mesure où elles nous orientent vers la rencontre authentique de l’autre. Une telle perspective atteste clairement que la vraie liberté n’est compréhensible et possible qu’en relation à la vérité (cf. Jn 8, 31-32) et surtout à la charité (cf. 1 Co 13, 1-13 ; Ga 5, 13) : la liberté, c’est être soi-même dans le cœur d’un autre.