La liberté humaine est marquée par les blessures du péché personnel et par la concupiscence. Mais quand, grâce au pardon et à la miséricorde, la personne prend conscience des obstacles qui l’emprisonnent, elle grandit en maturité et peut s’engager avec davantage de lucidité dans les choix définitifs de la vie. Dans une perspective éducative, il est important d’aider les jeunes à ne pas se décourager face aux erreurs et aux échecs, même humiliants, car ils font partie intégrante du chemin qui mène à une liberté plus mûre, consciente de sa grandeur et de sa faiblesse. Le mal n’a cependant pas le dernier mot : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Il nous a aimés jusqu’au bout et a ainsi racheté notre liberté. En mourant pour nous sur la croix, il a répandu l’Esprit et « où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17) : une liberté nouvelle, pascale, qui s’accomplit dans le don quotidien de soi. La recherche de la vocation