Le Seigneur, dans sa prière sublime pour l'unité de l'Eglise ne demande pas au Père de retirer les siens du monde, mais de les préserver du mal : « Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. » 53Jean, XVII, 15. Il ne faut pas créer d'opposition artificielle là où elle n'existe pas, entre la perfection personnelle et l'activité de chacun dans le monde, comme si on ne pouvait se perfectionner qu'en cessant d'exercer une activité temporelle, ou comme si le fait d'exercer ces activités compromettait fatalement notre dignité d'homme et le croyant.