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Mater et Magistra

MM · Jean XXIII · 1961 · FR · 259 paragraphes · vatican.va ↗

En effet, il s'agit de la doctrine de l'Eglise catholique et apostolique, Mère et éducatrice de tous les peuples, dont la lumière illumine et enflamme ; dont la voix pleine de céleste sagesse appartient à tous les temps ; dont la force apporte toujours un remède efficace et adapté aux nécessités croissantes des hommes, aux difficultés et aux craintes de la vie présente, A cette voix répond la voix antique du Psalmiste qui ne cesse de réconforter et de soulever nos âmes ; « J'écoute ! Que dit Yahvé ? Ce que Dieu dit, c'est la paix pour son peuple, ses amis, pourvu qu'ils ne reviennent à leur folie... La vérité et la bonté se rencontrent ; la justice et la paix s'embrassent, La vérité germera de la terre et des cieux la justice se penchera. Yahvé lui-même donne le bonheur et notre terre donne son fruit ; la justice marchera devant lui et la paix sur la trace de ses pas. » 64Ps. LXXXIV, 9 s.

Tels sont les vœux, vénérables frères, que Nous formulons en conclusion de cette lettre, à laquelle Nous avons depuis longtemps appliqué Notre sollicitude pour l'Eglise universelle. Nous les formulons pour que le divin Rédempteur des hommes, « qui de par Dieu est devenu pour nous sagesse, justice et sanctification, et rédemption » 65Cor., I, 30., règne et triomphe à travers les siècles en tous et sur toutes choses. Nous les formulons encore pour qu'après le rétablissement de la société dans l'ordre, tous les peuples jouissent finalement de la prospérité, de la joie et de la paix. Comme présage de ces vœux et en gage de Notre paternelle bienveillance, que descende sur vous la Bénédiction apostolique que de grand cœur Nous accordons dans le Seigneur à vous, vénérables frères, et à tous les fidèles confiés à votre ministère, spécialement à ceux qui répondront avec ardeur à Notre exhortation.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 15 mai 1961, troisième de Notre pontificat.

Notes

  1. 64. Ps. LXXXIV, 9 s.
  2. 65. Cor., I, 30.