TheoFonsAux sources de la foi

Présentation générale du Lectionnaire romain

POLM · Congrégation pour le culte divin · 1981 · FR · 125 paragraphes · documenta-catholica.eu ↗

Chapitre I. PRINCIPES GÉNÉRAUX POUR LA CÉLÉBRATION LITURGIQUE DE LA PAROLE DE DIEU

Sur l'importance de la parole de Dieu et l'introduction de lectures bibliques dans toute célébration liturgique, bien des choses ont déjà été dites avec bonheur, que ce soit au concile Vatican II, dans le magistère des souverains pontifes ou dans les divers documents publiés, après le Concile, par les organismes du Saint-Siège. En outre, quelques principes essentiels ont été formulés et brièvement commentés dans la 1ère édition de l' Ordo lectionum Missae (1969). Mais, à l'occasion de cette nouvelle édition, pour répondre à de nombreuses demandes, on a voulu présenter ici ces principes de façon plus développée et plus adaptée. Ayant d'abord affirmé, d'une manière générale, le lien qu'il y a entre parole de Dieu et action liturgique, on traitera plus particulièrement de la parole de Dieu dans la célébration de la messe, puis on exposera la structure détaillée du lectionnaire.

En cette matière, il faut à bon droit circonscrire quelque peu le sens des mots, afin que le discours soit bien clair et sans ambiguïté. On adoptera pourtant dans cette introduction le vocabulaire utilisé dans les documents du Concile ou d'après-Concile: pour désigner les livres inspirés par l'Esprit Saint, on parlera indifféremment d'Écriture sainte ou de parole de Dieu, en veillant à éviter toute confusion des termes ou des réalités.

La richesse multiforme de l'unique parole de Dieu est admirablement mise en valeur dans la variété des célébrations et la diversité des assemblées de fidèles qui y participent: -par le rappel du mystère du Christ dans son déploiement à travers le cycle de l'année liturgique; -par la célébration des sacrements et des sacramentaux de l'Église; -par la réponse de chaque fidèle à l'action intérieure de l'Esprit Saint. C'est alors que la célébration liturgique elle-même, qui trouve avant tout dans la parole de Dieu son appui et son soutien, devient un événement nouveau: elle enrichit cette parole elle-même d'une signification et d'une efficacité nouvelles. Ainsi, dans la liturgie, l'Église suit-elle fidèlement la manière de lire et d'interpréter l'Écriture qui fut celle du Christ, lui qui, depuis l'"aujourd'hui" de sa venue, exhorte à scruter attentivement toutes les Écritures.

Dans la célébration liturgique, la proclamation de la parole de Dieu ne se fait pas d'une seule manière, et elle ne frappe pas toujours le coeur des auditeurs avec la même efficacité; mais c'est toujours le Christ qui est présent dans sa parole, lui qui, accomplissant pleinement le mystère du salut, sanctifie les hommes et offre au Père le culte parfait. Bien plus, l'économie du salut, que la parole de Dieu ne cesse de rappeler et de répandre, atteint sa pleine signification dans l'action liturgique: ainsi la célébration liturgique devient elle-même une proclamation continue, pleine et efficace de la parole de Dieu. C'est pourquoi la parole de Dieu proclamée sans cesse dans la liturgie est toujours vivante et efficace par la puissance de l'Esprit Saint, et manifeste l'amour agissant du Père, inépuisable dans son efficacité à l'égard des hommes.

B) La parole de Dieu dans l'économie du salut

C'est l'unique et même mystère du Christ que l'Église annonce quand elle proclame aussi bien l'Ancien que le Nouveau Testament dans la célébration liturgique. En effet le Nouveau Testament est caché dans l'Ancien, et l'Ancien Testament est dévoilé dans le Nouveau. Le Christ est le centre et l'accomplissement de toute l'Écriture, comme il l'est de toute la célébration liturgique: c'est donc à ces sources que doivent puiser tous ceux qui cherchent le salut et la vie. Plus la célébration liturgique est perçue en profondeur, plus l'importance de la parole de Dieu y apparaît: ce qu'on dit de l'une peut être affirmé aussi de l'autre, car par l'une et l'autre le mystère du Christ est rappelé et rendu perpétuellement présent, de la manière propre à chacune.

C) La parole de Dieu et la participation des fidèles

Dans l'action liturgique, l'Église répond fidèlement cet "Amen" qu'une fois pour toutes et pour tous les siècles le Christ, Médiateur entre Dieu et les hommes, a exprimé, en répandant son sang, pour sceller dans l'Esprit Saint la nouvelle Alliance. Puisque Dieu lui-même communique sa parole, il attend toujours une réponse, qui est écoute et adoration "dans l'Esprit et la vérité" ( Jn 4,23 ) . L'Esprit Saint, en effet, rend efficace cette réponse, de sorte que les paroles entendues dans l'action liturgique passent aussi dans la vie, selon cet enseignement: "Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter" ( Jc 1,22 ) . Les attitudes corporelles, les gestes et les paroles par lesquels s'exprime l'action liturgique et se manifeste la participation des fidèles reçoivent signification non seulement de l'expérience humaine dont ils proviennent, mais aussi de la parole de Dieu et de l'économie du salut à laquelle ils se référent. Et donc, les fidèles participent d'autant mieux à l'action liturgique qu'ils s'efforcent plus profondément, en écoutant la Parole proclamée, de s'unir au Verbe de Dieu lui-même incarné dans le Christ. De la sorte, ils s'appliqueront à faire passer dans leur conduite et dans leur vie ce qu'ils ont célébré dans la liturgie et, en retour, ils s'efforceront de faire passer dans la célébration liturgique ce qu'ils auront vécu.

3. La parole de Dieu dans la vie du peuple de l'Alliance

A) La parole de Dieu dans la vie de l'Église

En écoutant la parole de Dieu, l'Église s'édifie et grandit: les merveilles que Dieu accomplit jadis de maintes manières dans l'histoire du salut sont rendues présentes, dans la vérité du mystère, par les signes de la célébration liturgique; en retour, Dieu se sert de l'assemblée des fidèles célébrant la liturgie, pour que sa parole poursuive sa course et qu'on lui rende gloire, que son nom soit exalté dans toutes les nations. Chaque fois donc que, rassemblée par l'Esprit Saint dans la célébration liturgique, l'Église annonce et proclame la parole de Dieu, elle se reconnaît comme le nouveau peuple où l'Alliance, scellée autrefois, atteint finalement sa perfection et son achèvement. Tous les chrétiens, devenus par le baptême et la confirmation dans l'Esprit messagers de la parole de Dieu, une fois reçue la grâce de l'écouter, doivent l'annoncer dans l'Église et dans le monde, au moins par le témoignage de leur vie. Cette parole de Dieu, proclamée dans la célébration des saints mystères, n'atteint pas seulement la réalité présente, mais elle se réfère au passé et regarde vers l'avenir. Cet avenir, elle le présente à notre espérance pour que nous l'attendions avec un tel désir qu'"au milieu des changements de ce monde, nos coeurs s'établissent fermement là où se trouvent les vraies joies".

B) La parole de Dieu présentée dans l'Église

Puisque, de par la volonté du Christ lui-même, le nouveau peuple de Dieu est doté d'une admirable variété de membres, les fonctions et les charges qui reviennent à chacun par rapport à la parole de Dieu sont également variées: ainsi, les fidèles écoutent et méditent cette parole, tandis que, seuls, la présentent ceux qui ont reçu, par l'ordination, la charge du magistère, ou ceux à qui l'exercice de ce même ministère a été confié. C'est ainsi que, dans sa doctrine, sa vie et son culte, l'Église perpétue et transmet à chaque génération tout ce qu'elle est elle-même, et tout ce qu'elle croit: de cette manière, tout au long des siècles, elle tend constamment vers la plénitude de la vérité divine, jusqu'à ce que soit accomplie en elle la parole de Dieu.

C) Relation entre la Parole proclamée et l'action de l'Esprit Saint

Pour que la parole de Dieu produise vraiment dans les coeurs ce qui résonne aux oreilles, l'action de l'Esprit Saint est nécessaire: par son inspiration et avec son aide, la parole de Dieu devient le fondement de l'action liturgique, la règle et le soutien de toute la vie. L'oeuvre de l'Esprit ne consiste donc pas seulement à prévenir, accompagner et suivre toute l'action liturgique: elle suggère aussi au coeur de chacun ce qui, dans la proclamation de la parole de Dieu, est prononcé pour l'assemblée des fidèles dans son ensemble; et, tandis qu'elle renforce l'unité de tous, elle ravive aussi la diversité des charismes et pousse à l'action sous des formes multiples.

D) Étroite connexion entre la parole de Dieu et le mystère eucharistique

La parole de Dieu et le mystère eucharistique ont toujours et partout reçu de l'Église non pas le même culte mais la même vénération. C'est ce qu'elle a établi, poussée par l'exemple de son Fondateur, en ne cessant jamais de célébrer son mystère pascal, en se rassemblant pour "lire dans toute l'Écriture ce qui le concernait" ( Lc 24,27 ) et pour réaliser l'uuvre du salut par le mémorial du Seigneur et les sacrements. Car "la proclamation de la Parole est indispensable au ministère sacramentel lui-même, puisqu'il s'agit des sacrements de la foi, et que celle-ci a besoin de la Parole pour naître et se nourrir". Nourrie spirituellement à ces deux tables, l'Église s'instruit davantage et se sanctifie toujours plus. Dans la parole de Dieu l'Alliance divine est annoncée, et dans l'eucharistie la nouvelle et éternelle Alliance est renouvelée. Là, l'histoire du salut est évoquée dans le son des paroles, ici elle est montrée dans les signes sacramentels de la liturgie. C'est pourquoi il faut toujours avoir présent à l'esprit que la parole de Dieu, lue et annoncée par l'Église dans la liturgie, conduit au sacrifice de l'Alliance et au banquet de la grâce, c'est-à-dire à l'eucharistie, comme à sa fin propre. La célébration de la messe, où la Parole est entendue et l'eucharistie offerte et reçue, constitue donc un seul acte du culte divin, par lequel le sacrifice de louange est offert à Dieu et la plénitude de la rédemption est donnée à l'homme.

Chapitre II. LA CÉLÉBRATION DE LA LITURGIE DE LA PAROLE DANS LA MESSE

Éléments et rites de la liturgie de la Parole

"La partie principale de la liturgie de la Parole est constituée par les lectures tirées de la Sainte Écriture, avec les chants qui s'y intercalent, mais l'homélie, la profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent."

A) Les lectures bibliques

Dans la célébration de la messe, il n'est pas permis de supprimer, de diminuer ni -ce qui serait plus grave- de remplacer par d'autres textes non bibliques les lectures de la Bible ainsi que les chants tirés de la Sainte Écriture. C'est, en effet, par la parole même de Dieu, transmise par écrit, que maintenant encore "Dieu parle à son peuple". C'est à partir d'une fréquentation prolongée de la Sainte Écriture que le peuple de Dieu, rendu docile à l'Esprit Saint sous la lumière de la foi, pourra rendre témoignage au Christ face au monde par sa vie et ses moeurs.

La lecture de l'Évangile constitue le sommet de cette liturgie de la Parole. Les autres lectures, dans l'ordre traditionnel, c'est-à-dire qui va de l'Ancien Testament au Nouveau, y préparent l'assemblée.

C'est avant tout la manière même de lire des lecteurs, quand ils proclament les textes à voix haute, claire et intelligible, qui conduit à bien communiquer à l'assemblée la parole de Dieu à travers les lectures. Prises dans les éditions approuvées, les lectures peuvent être chantées selon le génie des diverses langues, à condition que le chant n'étouffe pas le texte, mais plutôt le mette en valeur. S'il arrive qu'on les chante en latin, on utilisera le ton noté dans l' Ordo Cantus Missae .

Il peut y avoir, dans la liturgie de la Parole, des monitions brèves et appropriées avant les lectures, surtout la première. Il faut être attentif au genre littéraire de ces monitions. Qu'elles soient simples, fidèles au texte, brèves, préparées avec soin, et adaptées, de manières diverses, au texte qu'elles doivent introduire.

Dans la célébration de la messe avec le peuple, les lectures sont toujours proclamées de l'ambon.

Parmi les rites de la liturgie de la Parole, on sera attentif à la vénération due à la lecture évangélique. Si l'on a un évangéliaire, porté dans la procession d'entrée par le diacre ou un lecteur, il est tout à fait convenable qu'il soit pris sur l'autel par le diacre ou, en son absence, par le prêtre, et porté à l'ambon, précédé des ministres avec les cierges, l'encens ou d'autres signes de vénération, si c'est l'usage. Les fidèles sont debout et vénèrent le livre des Évangiles en acclamant le Seigneur. Le diacre qui doit proclamer l'Évangile s'incline devant celui qui préside, demande et reçoit la bénédiction. Quand il n'y a pas de diacre, le prêtre s'incline devant l'autel et prie à voix basse en disant: "Purifie mon coeur..." A l'ambon, celui qui proclame l'Évangile salue le peuple qui est debout, annonce le titre de la lecture, se signe le front, la bouche et la poitrine; puis, s'il y a lieu, il encense le livre et enfin proclame l'Évangile. A la fin, il baise le livre, en disant à voix basse les paroles prévues. Il convient de chanter la salutation, l'annonce "Évangile de Jésus Christ", et à la fin "Acclamons la parole de Dieu", pour que l'assemblée puisse acclamer de la même façon, même si l'Évangile est seulement lu. Par là se manifeste l'importance de la lecture évangélique, et la foi des auditeurs est avivée.

A la fin des lectures, la conclusion "Parole du Seigneur" peut être chantée, même par un chantre autre que le lecteur, et tous acclament ensuite: "Nous rendons grâce à Dieu!" De cette manière, l'assemblée rend honneur à la parole de Dieu reçue avec foi et en esprit d'action de grâce.

B) Le psaume responsorial

Le psaume responsorial, appelé aussi graduel, a une grande importance liturgique et pastorale: "Il fait partie intégrante de la liturgie de la Parole." C'est pourquoi il faut constamment enseigner aux fidèles la manière de recevoir la parole de Dieu dans les psaumes, et d'en faire la prière de l'Église. "Cela se réalisera plus facilement si l'on se préoccupe de susciter dans le clergé une connaissance plus approfondie des psaumes selon le sens qu'ils revêtent dans la liturgie, et si une catéchèse adaptée est donnée à tous les fidèles." Des monitions brèves indiquant le choix du psaume avec son refrain et leur rapport avec les lectures pourront être de quelque secours.

Le psaume responsorial est normalement chanté. Deux manières de chanter le psaume après la première lecture sont à mentionner: la forme responsoriale et la forme directe. Dans la forme responsoriale, préférable dans la mesure du possible, le psalmiste, ou chantre du psaume, proclame les versets, et l'assemblée tout entière participe par un refrain. Dans la forme directe, il n'y a pas de répons de l'assemblée intercalé dans le psaume; celui-ci est chanté, soit par le psalmiste seul, tandis que l'assemblée se contente d'écouter, soit par tous ensemble.

Le chant du psaume, ou seulement du refrain, aide beaucoup à saisir le sens spirituel du psaume et en favorise la méditation. Dans chaque culture, on doit tenir compte de tout ce qui peut favoriser le chant de l'assemblée, particulièrement en utilisant les possibilités prévues dans le lectionnaire, avec les refrains proposés pour les divers temps liturgiques.

Si le psaume n'est pas chanté, il sera récité de la manière la plus propice à la méditation de la parole de Dieu. C'est à l'ambon que le psaume responsorial est chanté ou récité par le psalmiste ou le chantre.

C) L'acclamation à l'Évangile

L'"Alléluia" ou, en Carême, l'acclamation à l'Évangile, constitue, lui aussi, "un rite ou un acte ayant valeur en lui-même"; par là, l'assemblée des fidèles accueille et salue son Seigneur qui va lui parler, et proclame sa foi en chantant. L'"Alléluia" et l'acclamation à l'Évangile doivent être chantés, tout le monde étant debout. C'est tout le peuple qui doit chanter, et pas seulement le chantre qui entonne, ni même la chorale.

D) L'homélie

"L'homélie, par laquelle, au long de l'année liturgique, on explique à partir des textes sacrés les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne", a été souvent recommandée comme une partie de la liturgie de la Parole, surtout depuis la Constitution liturgique du concile Vatican II; elle est même obligatoire dans certains cas. Elle est faite normalement par celui qui préside. Dans la célébration de la messe, elle vise à ce que la parole de Dieu proclamée soit, avec la liturgie eucharistique, "l'annonce des merveilles de Dieu dans l'histoire du salut, qui est le mystère du Christ". En effet, le mystère pascal du Christ, annoncé par les lectures et l'homélie, se réalise par le sacrifice de la messe. Et le Christ est toujours présent et agissant dans la prédication de son Église. C'est pourquoi l'homélie explique la parole de la Sainte Écriture qui a été proclamée, ou un autre texte liturgique; elle doit conduire la communauté des fidèles à une célébration active de l'eucharistie, pour qu'ils "gardent dans leur vie ce qu'ils ont saisi par la foi". Par cette présentation vivante, la parole de Dieu qui est lue, et les célébrations de l'Église qui sont accomplies, peuvent acquérir une plus grande efficacité: à condition que l'homélie soit vraiment le fruit de la méditation, qu'on l'ait préparée avec soin, qu'elle ne soit ni trop longue ni trop courte et qu'on y prête attention à tous ceux qui sont présents, y compris les enfants et les personnes sans instruction. Dans la concélébration, c'est normalement le célébrant principal qui fait l'homélie, ou l'un des concélébrants.

Les jours de précepte, c'est-à-dire les dimanches et les fêtes d'obligation, y compris aux messes de la veille au soir, il doit y avoir une homélie à toutes les messes célébrées avec concours de peuple, et on ne peut l'omettre que pour une cause grave. Même aux messes avec les enfants et avec des groupes particuliers, on doit faire une homélie. L'homélie est vivement recommandée aux féries de l'Avent, du Carême et du Temps pascal, à l'intention des fidèles qui participent régulièrement à la célébration de la messe, ainsi qu'à d'autres fêtes et occasions où le peuple se rend à l'église en plus grand nombre.

Le prêtre célébrant fait l'homélie au siège, debout ou assis, ou à l'ambon.

Il faut bien séparer de l'homélie les brèves annonces à faire éventuellement au peuple: celles-ci doivent être données une fois dite la prière après la communion.

E) Le silence

La liturgie de la Parole doit être célébrée de manière à favoriser la méditation; aussi doit-on éviter complètement toute forme de précipitation qui empêcherait le recueillement. Le dialogue entre Dieu et les hommes, avec l'aide de l'Esprit Saint, exige de courts moments de silence, proportionnés à l'assemblée: c'est ainsi que les coeurs accueillent la parole de Dieu et que se prépare une réponse par la prière. Ces moments de silence dans la liturgie de la Parole peuvent être avantageusement observés par exemple: - avant le commencement de la liturgie de la Parole; - après la première et la deuxième lectures; - enfin, une fois l'homélie terminée.

F) La profession de foi

Le Symbole ou profession de foi, qu'on doit dire selon les rubriques, vise dans la célébration de la messe à ce que l'assemblée acquiesce et réponde à la parole de Dieu qu'elle a entendue dans les lectures et par l'homélie, et se rappelle la règle de la foi selon la formule approuvée par l'Église avant de commencer à célébrer le mystère de la foi dans l'eucharistie.

G) La prière universelle ou prière des fidèles

Dans la prière universelle, l'assemblée des fidèles prie à la lumière de la parole de Dieu, à laquelle elle répond en quelque sorte. Elle prie normalement pour les besoins de toute l'Église et de la communauté locale, pour le salut du monde, pour ceux qui sont accablés par toutes sortes d'épreuves, pour certains groupes de personnes. Sous la direction du prêtre, les demandes doivent être brèves, composées de manière libre et réfléchie; elles sont proposées par le diacre, un ministre ou quelques fidèles; par ces demandes, "le peuple, exerçant sa fonction sacerdotale, supplie pour tous les hommes", de sorte que le fruit de la liturgie de la Parole, achevé en lui-même, puisse passer plus pleinement dans la liturgie eucharistique.

Le prêtre dirige, de son siège, la prière universelle, tandis que les intentions sont proférées de l'ambon. Debout, l'assemblée participe à la prière en disant ou en chantant une invocation commune à la suite des intentions, ou bien par une prière silencieuse.

Ce qui permet une bonne célébration de la liturgie de la Parole

A) Le lieu de la proclamation de la parole de Dieu

Il doit y avoir dans l'église un lieu élevé, stable, bien disposé et suffisamment noble. Ce lieu doit: - correspondre à la dignité de la parole de Dieu; - rappeler clairement aux fidèles qu'à la messe est préparée la double table de la parole de Dieu et du corps du Christ; - et enfin favoriser l'audition et l'attention des fidèles durant la liturgie de la Parole. En tenant compte de la structure de chaque église, il faut donc veiller à donner à l'ambon un lien et un rapport harmonieux avec l'autel.

Cet ambon sera décoré, avec sobriété et en respectant sa structure, d'une manière habituelle ou occasionnelle, au moins aux jours solennels. Puisque l'ambon est le lieu d'où les ministres annoncent la parole de Dieu, il doit être réservé, de par sa nature, aux lectures, au psaume responsorial et à l'annonce de la Pâque (à la veillée pascale). Cependant l'homélie et la prière des fidèles peuvent être faites de l'ambon, à cause de leur union intime avec l'ensemble de la liturgie de la Parole. Mais il ne convient guère qu'y montent d'autres personnes, comme le commentateur, le chantre ou le chef de choeur.

Pour que l'ambon serve aux célébrations d'une manière bien appropriée, il est bon qu'il soit assez large, car plusieurs ministres doivent parfois y prendre place en même temps. Il faut veiller de plus à ce qu'à l'ambon les lecteurs jouissent d'un éclairage suffisant pour lire le texte et, au besoin, puissent se servir des moyens techniques actuels pour être facilement entendus des fidèles. B) Les livres pour annoncer la parole de Dieu dans les célébrations

Les livres où l'on prend les lectures de la parole de Dieu, de même que les ministres, les actions, les lieux et autres choses, éveillent chez les auditeurs la mémoire de la présence de Dieu qui parle à son peuple. C'est pourquoi il faut veiller à ce que même les livres soient vraiment dignes, harmonieux et beaux, puisqu'ils sont, dans l'action liturgique, signes et symboles des réalités d'En Haut.

Puisque l'annonce de l'Évangile constitue toujours le sommet de la liturgie de la Parole, la tradition liturgique, aussi bien d'Occident que d'Orient, a constamment fait une distinction entre les livres des lectures. Le livre des Évangiles était confectionné avec le plus grand soin, orné et vénéré plus que tout autre lectionnaire. Il convient donc tout à fait que, de nos jours encore, les cathédrales et au moins les églises les plus grandes et les plus fréquentées possèdent un évangéliaire distinct des autres lectionnaires et bien décoré. C'est ce livre qui est normalement confié au diacre à son ordination, et qui est placé et maintenu sur la tête de l'élu au cours de l'ordination épiscopale.

Enfin, en raison de la dignité de la parole de Dieu, on ne remplacera pas les lectionnaires utilisés dans les célébrations par d'autres "instruments" de pastorale, par exemple des feuillets à l'usage des fidèles destinés à préparer les lectures ou à favoriser la méditation personnelle.

Chapitre III. LES FONCTIONS ET LES MINISTERES DANS LA CÉLÉBRATION DE LA LITURGIE DE LA PAROLE A LA MESSE

1. La fonction du président dans la liturgie de la Parole

Celui qui préside la liturgie de la Parole, qui communique aux fidèles, surtout dans l'homélie, la nourriture spirituelle que contient cette liturgie, reste le premier responsable de l'annonce de cette Parole, même s'il écoute lui-même la parole de Dieu proclamée par d'autres. Il s'assurera, par lui-même ou par d'autres, de la qualité de cette proclamation, mais il se réserve normalement de composer quelques monitions pour attirer davantage l'attention des auditeurs, et surtout de faire l'homélie qui leur procure une intelligence plus féconde de la parole de Dieu.

Il est nécessaire avant tout que celui qui préside la célébration connaisse bien l'organisation du lectionnaire, afin d'en tirer les fruits pour les coeurs des fidèles et de percevoir pleinement, par la prière et par l'étude, l'harmonie et les correspondances entre les divers textes de la liturgie de la Parole: ainsi, à partir du lectionnaire, le mystère du Christ et son uuvre de salut pourront être compris par tous de manière juste.

Celui qui préside se servira volontiers des diverses possibilités offertes dans le lectionnaire pour les lectures, les refrains, les psaumes responsoriaux, les acclamations à l'Évangile; il le fera en accord avec tous les intéressés, en ayant pris aussi l'avis des fidèles en ce qui les concerne.

C'est encore en faisant l'homélie que le président exerce sa charge propre et son ministère de la parole de Dieu. Par elle, en effet, il introduit ses frères dans l'intelligence savoureuse de la Sainte Écriture; il ouvre l'esprit des fidèles à l'action de grâce pour les merveilles de Dieu; il nourrit leur foi en cette Parole qui, dans la célébration, par l'action de l'Esprit Saint, devient sacrement; il les prépare enfin à une communion fructueuse et les invite à faire leurs les principes de la vie chrétienne.

Il appartient au président d'introduire parfois les fidèles dans la liturgie de la Parole par des monitions avant la proclamation des lectures. Ces monitions pourront aider beaucoup l'assemblée à mieux écouter la parole de Dieu, en suscitant chez elle une attitude de foi et de bonne volonté. Il peut aussi confier cette fonction à d'autres, par exemple le diacre ou le commentateur.

Celui qui préside dirige la prière universelle: par l'introduction et la prière de conclusion, il la rattache aux lectures et à l'homélie, et il conduit les fidèles vers la liturgie eucharistique.

2. La fonction des fidèles dans la liturgie de la Parole

La parole du Christ rassemble, fait croître et nourrit le peuple de Dieu: "Cela vaut spécialement pour la liturgie de la Parole dans la célébration de la messe, où sont inséparablement unies l'annonce de la mort et de la résurrection du Seigneur, la réponse du peuple qui l'écoute, l'oblation même du Christ scellant en son sang la nouvelle Alliance, et la communion des chrétiens à cette oblation par la prière et la réception du sacrement." En effet, "non seulement lorsqu'on lit ce qui a été écrit pour notre instruction ( Rm 15,4 ) , mais encore lorsque l'Église prie, chante ou agit, la foi des participants est nourrie, les âmes sont élevées vers Dieu pour lui rendre un hommage spirituel et recevoir sa grâce avec plus d'abondance".

Dans la liturgie de la Parole, par la foi qui naît de ce qu'on entend, aujourd'hui encore l'assemblée des chrétiens reçoit de Dieu la parole de l'Alliance, à laquelle elle doit répondre par la foi, pour devenir davantage, de jour en jour, le peuple de la nouvelle Alliance. Le peuple de Dieu a le droit de recevoir en abondance le trésor spirituel de la parole de Dieu: c'est un droit rendu effectif par l'usage du lectionnaire de la messe, par l'homélie et par l'action pastorale. Que les fidèles, dans la célébration de la messe, écoutent donc la parole de Dieu avec cette vénération intérieure et extérieure qui, de jour en jour, développera en eux la vie spirituelle et les fera entrer plus profondément dans le mystère célébré.

Pour que les fidèles puissent célébrer avec ardeur le mémorial du Seigneur, qu'ils se rendent compte que la présence du Christ est unique, à la fois dans la parole de Dieu, "car c'est lui qui parle tandis qu'on lit dans l'Église les Saintes Écritures" et, "au plus haut point, sous les espèces eucharistiques".

La parole de Dieu, pour être reçue et mise en pratique dans la vie des chrétiens, exige une foi vive, suscitée sans interruption par l'écoute de la parole de Dieu proclamée. Les Saintes Écritures, en effet, avant tout dans leur proclamation liturgique, sont une source de vie et de puissance: l'Apôtre atteste que l'Évangile est puissance de Dieu pour le salut de quiconque est devenu croyant; c'est pourquoi l'amour des Écritures donne vigueur et renouveau au peuple de Dieu tout entier. Il faut donc que tous les chrétiens sans exception soient toujours disponibles pour écouter avec joie la parole de Dieu. Annoncée par l'Église et mise en pratique dans la vie, elle illumine les fidèles sous l'action de l'Esprit et les entraîne à mettre en uuvre tout le mystère de Dieu. Reçue dans la foi, la parole de Dieu dispose le coeur et ses élans à la conversion et à une vie rayonnante de foi, personnelle et communautaire; car elle est à la fois la nourriture de la vie chrétienne et la source de toute la prière de l'Église.

L'union étroite qui existe entre la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique dans la célébration de la messe poussera les fidèles à être présents à la célébration depuis le début, à y participer activement et à écouter après s'être préparés autant que possible, grâce surtout à une connaissance profonde de l'Écriture acquise auparavant; elle suscitera en outre le désir d'une compréhension liturgique des textes lus et la volonté d'y répondre par le chant. De la sorte, les chrétiens peuvent donner à la parole de Dieu écoutée et méditée une réponse active, remplie de foi, d'espérance et de charité, de prière et de don de soi, non seulement au cours de la célébration, mais encore dans toute leur vie chrétienne.

3. Les ministères dans la liturgie de la Parole

La tradition liturgique confie les lectures bibliques de la messe à des ministres: les lecteurs et le diacre. Cependant, s'il n'y a ni diacre ni un autre prêtre, le prêtre célébrant lit lui-même l'Évangile et même, en l'absence de lecteur, toutes les lectures.

A la messe, dans la liturgie de la Parole, il revient au diacre d'annoncer l'Évangile, parfois, suivant les circonstances, de faire l'homélie, et d'adresser au peuple les intentions de la prière universelle.

"Le lecteur a sa fonction propre dans la célébration eucharistique, qu'il doit exercer par lui-même, fût-ce en présence de ministres d'un ordre supérieur." Le ministère du lecteur, conféré par un rite liturgique, doit être tenu en honneur. Les lecteurs institués, s'il y en a, remplissent leur fonction propre au moins les dimanches et les fêtes, surtout à la célébration principale. On pourra aussi les charger d'aider à l'organisation de la liturgie de la Parole et, dans la mesure où c'est nécessaire, de veiller à la préparation des autres fidèles désignés occasionnellement pour faire les lectures.

L'assemblée liturgique a besoin de lecteurs, même s'ils ne sont pas institués pour ce ministère. Il faut donc veiller à avoir des laïcs, spécialement capables, prêts à remplir ce ministère. Quand il y a plusieurs lecteurs et plusieurs lectures à faire, il convient de les répartir entre eux.

Aux messes sans diacre, la charge de formuler les intentions de la prière universelle sera confiée à un chantre (surtout quand elles doivent être chantées), à un lecteur ou à une autre personne.

Quand un autre prêtre, un diacre ou un lecteur institué montent à l'ambon pour lire la parole de Dieu à la messe avec peuple, ils doivent revêtir le vêtement liturgique qui leur est propre. Par contre, ceux qui accomplissent le ministère de lecteur occasionnellement ou même habituellement peuvent monter à l'ambon en costume ordinaire, en suivant cependant les usages de chaque pays.

"Pour que les fidèles, à l'audition des lectures divines, conçoivent un amour savoureux et vivant pour la Sainte Écriture, il est nécessaire que les lecteurs exerçant un tel ministère, même s'ils n'en ont pas reçu l'institution, y soient vraiment aptes et soigneusement préparés." Cette préparation doit être avant tout spirituelle, mais une préparation technique est également nécessaire. La préparation spirituelle suppose au moins une double formation, biblique et liturgique. La formation biblique doit permettre aux lecteurs de situer les lectures dans leur contexte propre et de comprendre, à la lumière de la foi, le point central du message révélé. La formation liturgique doit fournir aux lecteurs la possibilité de saisir le sens et la structure de la liturgie de la Parole et de comprendre les liens entre celle-ci et la liturgie eucharistique. La préparation technique doit rendre les lecteurs de jour en jour plus compétents dans l'art de lire devant le peuple, soit directement, soit en utilisant les moyens modernes qui amplifient la voix.

Il revient au psalmiste, ou chantre du psaume, de chanter le psaume (ou autre cantique biblique) sur le mode responsorial ou direct, le graduel, l'Alléluia (ou autre acclamation), qui sont placés entre les lectures. Il peut éventuellement entonner lui-même l'Alléluia et son verset. Pour remplir cette fonction du psalmiste, il est très souhaitable d'avoir, dans chaque communauté d'Église, des laïcs doués dans l'art de la psalmodie, dans la bonne proclamation des textes et la diction. Ce qui a été dit plus haut sur la formation des lecteurs vaut également pour les chantres du psaume.

C'est aussi un vrai ministère liturgique qu'exerce le commentateur: d'un lieu approprié, il propose à l'assemblée des fidèles des explications et des monitions, bien situées, claires, transparentes du fait de leur brièveté, préparées avec soin, habituellement écrites et approuvées auparavant par le célébrant.

Chapitre IV. ORGANISATION GÉNÉRALE DES LECTURES DE LA MESSE

1. Finalité pastorale du lectionnaire de la messe

L'organisation des lectures que présente le lectionnaire du Missel romain a été conçue, suivant l'esprit même du 2e concile du Vatican, dans un but avant tout pastoral. Pour atteindre ce but, non seulement les principes sur lesquels s'appuie le nouveau lectionnaire, mais aussi les choix de textes qui sont proposés ci-après, ont été à plusieurs reprises discutés et mis au point avec la collaboration d'un grand nombre d'experts en science exégétique, pastorale, catéchétique et liturgique, venant du monde entier. Le lectionnaire est le fruit de ce travail commun. On a bon espoir que la lecture assidue et commentée de la Sainte Écriture faite au peuple chrétien dans la célébration eucharistique suivant ce lectionnaire contribuera avec grande efficacité à atteindre le but proposé maintes fois par le Concile.

Pour cette restauration, on a voulu composer et confectionner un seul lectionnaire, riche et abondant, en plein accord avec la volonté et les directives du Concile, tout en tenant compte, pour son établissement, de certaines requêtes et usages des Églises particulières et des assemblées célébrantes. Pour cette raison, les responsables de cette uuvre de restauration ont pris soin de conserver la tradition liturgique du rite romain, avec une très grande attention pour toutes les formes de choix, d'organisation et d'usage des lectures bibliques en d'autres familles liturgiques et en certaines Églises particulières: on a ainsi repris ce que l'expérience a montré de valable, tout en s'efforçant d'éviter certains défauts de l'état antérieur de la tradition.

Le présent lectionnaire organise donc les lectures bibliques de façon à donner aux chrétiens une connaissance de l'ensemble de la parole de Dieu, selon un plan adapté. Durant toute l'année liturgique, mais surtout au Temps pascal, pendant le Carême et l'Avent, le choix et l'organisation des lectures visent à ce que les chrétiens approfondissent progressivement la foi qu'ils professent et l'histoire du salut. A cet égard, le lectionnaire répond aux besoins et aux aspirations du peuple chrétien.

Bien que l'action liturgique ne soit pas par elle-même une forme de catéchèse, elle comporte cependant un aspect didactique, qui s'exprime aussi dans le lectionnaire, de sorte qu'on peut y voir à bon droit un instrument pédagogique pour favoriser la catéchèse. En effet, il offre d'une manière adaptée, à partir de l'Écriture sainte, les faits et les paroles majeurs de l'histoire du salut; ainsi cette histoire du salut, remise en mémoire peu à peu par la liturgie de la Parole dans bon nombre de ses épisodes et de ses événements, apparaît aux fidèles comme se continuant dans le mystère pascal du Christ, rendu présent en acte par la célébration eucharistique.

On peut aussi comprendre d'un autre point de vue l'utilité pastorale d'un lectionnaire unique pour le rite romain: de cette façon, tous les fidèles, particulièrement ceux qui, pour diverses raisons, ne participent pas toujours à la même assemblée, entendent partout les mêmes lectures, aux mêmes jours, et les méditent en les confrontant aux circonstances concrètes. Il en est de même là où l'on manque de prêtres, lorsqu'un diacre ou une autre personne, déléguée par l'évêque, dirige une célébration de la parole de Dieu.

Les pasteurs qui veulent donner, à partir de la parole de Dieu, une réponse spéciale aux questions de certains groupes particuliers, tout en se souvenant qu'ils doivent avant tout annoncer l'Évangile dans son intégralité, peuvent cependant profiter comme il convient des choix proposés dans ce lectionnaire, surtout à l'occasion d'une messe rituelle, votive, en l'honneur des saints ou pour diverses circonstances. Compte tenu des normes générales, des possibilités particulières sont accordées pour les lectures de la parole de Dieu dans les messes pour des groupes particuliers.

2. Principes mis en uuvre dans l'élaboration du lectionnaire de la messe

Pour que le lectionnaire de la messe joue son rôle, on en a choisi et organisé les parties de manière à tenir compte à la fois de la succession des temps liturgiques et des principes d'herméneutique que les études exégétiques de notre époque ont permis de découvrir et de définir. Aussi a-t-on jugé utile de présenter ici les principes qui ont guidé l'élaboration du lectionnaire.

A) Choix des textes

L'ensemble des lectures du Propre du Temps a été organisé de la manière suivante: - Les dimanches et fêtes, on propose les textes les plus importants, pour que les parties les plus significatives de la parole de Dieu puissent être lues devant l'assemblée dans un laps de temps raisonnable. - Pour les jours de semaine, on propose une série de textes de la Sainte Écriture qui complète, en quelque sorte, l'annonce du salut présentée les jours festifs. - Toutefois, ces deux parties du lectionnaire, à savoir la série des dimanches et fêtes et celle de la semaine, sont indépendantes l'une de l'autre. D'ailleurs, le lectionnaire des dimanches et fêtes se déploie sur trois ans, tandis que le lectionnaire de semaine a un cycle de deux ans. Ils se déroulent donc indépendamment l'un de l'autre. - Quant à l'ensemble de lectures proposé dans les autres parties du lectionnaire, pour les célébrations des saints, les messes rituelles ou pour circonstances diverses, les messes votives ou les messes pour les défunts, il possède ses lois propres.

B) Caractéristiques du lectionnaire dominical

1 - Trois lectures Chaque messe comporte trois lectures: - la première, de l'Ancien Testament (sauf au Temps pascal où elle est tirée des Ac des Apôtres); - la seconde, de "l'Apôtre" (c'est-à-dire des Épîtres ou de l'Apocalypse, selon les temps liturgiques); - la troisième, de l'Évangile. Ce système manifeste l'unité des deux Testaments et de l'histoire du salut, dont le centre est le Christ célébré dans son mystère pascal. 2 - Selon un cycle de trois ans Pour obtenir une plus grande variété et une plus grande abondance dans la lecture biblique pour les dimanches et fêtes, les choix ont été répartis sur un cycle de trois ans: les mêmes textes ne sont donc lus, en général, qu'une année sur trois. 3 - Lien des lectures entre elles Le choix des lectures est commandé par les principes suivants: - soit l'harmonisation par "thème"; - soit la lecture semi-continue. L'un ou l'autre de ces principes est employé selon le caractère particulier de chaque temps liturgique.

- La meilleure harmonie entre les lectures d'Ancien et de Nouveau Testament est celle qui vient de l'Écriture elle-même, lorsque la doctrine et les faits présentés dans les textes du Nouveau Testament ont un rapport plus ou moins explicite avec ceux de l'Ancien. Dans ce lectionnaire, les textes de l'Ancien Testament sont choisis avant tout pour leur correspondance avec les textes du Nouveau Testament qu'on lit à la même messe, et spécialement avec l'Évangile (c'est toujours le cas pendant le Temps ordinaire). -Une relation d'un autre genre entre les lectures d'une même messe, relation "thématique", apparaît en Avent et en Carême, c'est-à-dire aux temps qui ont une coloration et un caractère particuliers. -Au contraire, pour les dimanches du Temps ordinaire, qui n'ont pas de caractère particulier, les textes de l'Apôtre et de l'Évangile se présentent sous forme de lecture semi-continue (on peut ainsi suivre dans son enchaînement la pensée de l'Apôtre dans son message à une Église donnée, ou les étapes de la vie du Seigneur telles que les présente un Évangile donné: Matthieu pendant l'année A, Mc pendant l'année B, Lc pendant l'année C), tandis que la lecture d'Ancien Testament s'harmonise avec l'Évangile.

La relation "thématique" convenait, on l'a dit, pour les temps privilégiés. On n'a pas voulu l'étendre aux dimanches du Temps ordinaire, ce qui aurait permis d'avoir un ensemble de thèmes, facilitant l'instruction dans l'homélie. La conception authentique de l'action liturgique répugne en effet à cette systématisation, car la liturgie est toujours célébration du mystère du Christ, et elle emploie la parole de Dieu selon sa propre tradition: ce qui la guide, ce ne sont pas seulement des motifs rationnels et des considérations extérieures, c'est le souci d'annoncer l'Évangile et de conduire les croyants à la vérité tout entière.

C) Caractéristiques du lectionnaire de semaine

L'organisation du Lectionnaire de semaine répond au plan suivant: - Chaque messe comporte deux lectures: la première est de l'Ancien ou du Nouveau Testament, la seconde de l'Évangile. - Le cycle du Carême est le même tous les ans. Il est organisé selon des principes particuliers, qui tiennent compte du caractère à la fois baptismal et pénitentiel de ce temps. - Les cycles de l'Avent, du temps de Noël et du Temps pascal sont également les mêmes tous les ans. Au Temps pascal, la première lecture est tirée des Actes des Apôtres. - Pour les 34 semaines du Temps ordinaire, les lectures évangéliques sont disposées selon un cycle unique, qu'on reprend chaque année. Mais la première lecture est répartie sur un cycle de deux ans, suivant les années paires et impaires. On y retrouve les mêmes principes d'harmonisation thématique ou de lecture semi-continue que dans le lectionnaire dominical, selon qu'il s'agit d'un temps à caractère particulier ou non.

D) Lectionnaire pour la célébration des saints

Pour la célébration des saints, on trouve une double série de lectures: - L'une au Propre, pour les solennités, fêtes, ou mémoires ayant une lecture qui leur est propre (c'est-à-dire qui parle du saint lui-même). On indique aussi, parmi les textes du Commun, un texte préférable aux autres, parce que plus approprié. - L'autre série, plus développée, se trouve au Commun des saints. Cette partie comporte d'abord des textes davantage appropriés aux diverses catégories de saints (martyrs, pasteurs, vierges...), puis un grand nombre de textes concernant la sainteté en général, que l'on peut choisir à son gré chaque fois qu'on recourt au Commun pour le choix des lectures.

En ce qui concerne la présentation des textes dans cette partie, on notera qu'ils sont regroupés selon l'ordre où il faut les lire. On trouve donc d'abord les premières lectures, puis les psaumes, et enfin les Évangiles. Ils sont ainsi disposés afin que le prêtre célébrant fasse le choix à son gré, en tenant compte des besoins pastoraux de l'assemblée qui participe à la célébration, à moins qu'il ne soit expressément indiqué autrement.

E) Lectionnaire pour les messes rituelles, pour des circonstances diverses, votives, et pour les défunts

La même disposition se retrouve pour les messes rituelles, les messes votives et pour des circonstances diverses, les messes pour les défunts: on propose une série de textes, comme dans le Commun des saints.

F) Critères principaux des choix

En dehors des principes exposés ci-dessus, certaines règles plus générales ont été adoptées pour l'établissement des lectures:

- Certains livres de la Bible ont été, en raison de leur nature même, et dans la ligne de la tradition liturgique, réservés à des temps déterminés. C'est ainsi que le lectionnaire conserve la tradition, aussi bien occidentale (ambrosienne et hispanique) qu'orientale, de lire les Actes des Apôtres au Temps pascal: de la sorte, on fait bien apparaître que toute la vie de l'Église a son origine dans le mystère pascal. Il conserve également la tradition, tant orientale qu'occidentale, de lire l'Évangile de saint Jean aux dernières semaines de Carême et au Temps pascal. La lecture d'Isaïe, surtout dans sa première partie, est assignée traditionnellement au temps de l'Avent. Cependant, certains textes de ce livre sont au temps de Noël, ainsi que la Première Lettre de saint Jean.

- Pour la longueur des textes, on a essayé de s'en tenir à une juste moyenne, en distinguant toutefois les récits, qui supposent souvent une certaine étendue mais retiennent bien l'attention, et les textes de grande densité doctrinale, qui réclament la brièveté. Pour quelques textes assez étendus, on a prévu deux formes, l'une longue, l'autre brève, en veillant soigneusement à la cohérence de la version brève.

- Pour des raisons pastorales, on a évité, pour les dimanches et solennités, de donner des textes bibliques vraiment trop difficiles (soit parce qu'ils posent de gros problèmes littéraires, critiques ou exégétiques, soit parce qu'ils sont difficiles à saisir pour les fidèles). Cependant on ne pouvait se permettre de cacher aux fidèles des trésors spirituels sous prétexte qu'ils étaient difficiles à saisir, lorsque cette difficulté venait, soit d'une insuffisance de formation religieuse élémentaire chez les chrétiens, soit d'une insuffisance de formation biblique de base chez les pasteurs, manques dont on ne saurait prendre son parti. En outre, il n'est pas rare qu'une lecture difficile devienne plus facile par le rapprochement avec une autre lecture de la même messe.

- La tradition de nombreuses liturgies, y compris la liturgie romaine, comporte l'habitude d'omettre des versets dans les lectures bibliques. Certes, ces omissions ne doivent pas être faites à la légère, au risque de mutiler le sens ou le style de l'Écriture. Pourtant, tout en étant attentif à ce danger, on a conservé, pour des raisons pastorales, une telle tradition dans le lectionnaire. Autrement, on aurait eu des lectures d'une longueur excessive, on aurait même dû parfois omettre entièrement des textes de grande valeur spirituelle, parce que tel ou tel verset est peu utile au point de vue pastoral ou soulève des questions vraiment trop complexes.

3. Principes pour l'usage du lectionnaire

A) Possibilité de choix des lectures

Pour certaines lectures, le lectionnaire propose: - de choisir entre deux textes; - de choisir une lecture dans un ensemble de textes. Cela arrive rarement les dimanches, solennités et fêtes, car il ne faut pas que disparaisse le caractère propre de chaque temps liturgique, ou qu'une lecture semi-continue soit fâcheusement interrompue; en revanche, cette possibilité est donnée plus facilement pour la célébration des saints, et pour les messes rituelles, les messes votives et pour des circonstances diverses, et les messes des défunts. Ces facultés, de même que les autres indications données dans la Présentation générale du Missel romain et dans l' Ordo Cantus Missae , ont un but pastoral. Par conséquent le prêtre, en organisant la liturgie de la Parole, "considérera davantage le bien spirituel de l'assemblée que ses idées personnelles. Il se rappellera en outre que ce choix des différentes parties devra se faire en accord avec les ministres et avec tous ceux qui jouent un rôle dans la célébration, sans exclure aucunement les fidèles pour ce qui les concerne plus directement".

- Aux messes comportant trois lectures, on fera effectivement ces trois lectures. Toutefois, si la Conférence épiscopale, pour des raisons pastorales, permet qu'on ne garde en quelque endroit que deux lectures, le choix entre les deux premières se fera en veillant à ne pas perdre de vue la volonté d'enseigner pleinement aux fidèles le mystère du salut. A moins qu'il ne soit prévu autrement en son lieu, on doit donc préférer, entre les deux premières lectures, celle qui s'harmonise davantage avec l'Évangile, ou, selon la volonté dont on vient de parler, celle qui joue un plus grand rôle dans l'enseignement d'une catéchèse organique qui doit durer un certain temps, ou encore celle qui peut permettre la lecture semi-continue d'un livre.

- C'est le même critère pastoral qui doit guider le choix quand le lectionnaire propose deux versions, l'une longue, l'autre brève. Il importe alors de tenir compte de la capacité d'attention fructueuse de l'assemblée à une lecture plus ou moins longue, et de sa capacité d'écouter un texte plus complet que l'homélie devra expliquer.

- Quand il y a deux textes au choix, on devra tenir compte de leur utilité pour les participants, qu'il s'agisse d'employer un texte plus facile ou convenant mieux à l'assemblée réunie, ou qu'il s'agisse de reprendre ou déplacer un texte assigné comme propre à une célébration, mais pouvant être utilisé ad libitum pour une autre célébration. En chaque cas, on se laissera guider par le sens pastoral. Cela peut arriver soit lorsqu'on craint qu'un texte ne soulève des difficultés dans une assemblée, soit lorsque le même texte devrait être repris à des jours rapprochés: le dimanche et un jour de la semaine qui suit.

- Dans le lectionnaire de semaine sont proposées des lectures pour chaque jour pendant toute l'année: par conséquent, ce sont ces lectures qu'on prendra le plus souvent, aux jours où elles sont assignées, à moins qu'il n'y ait ce jour-là une solennité, une fête, ou une mémoire ayant des lectures propres. De ce fait, il peut arriver qu'une telle célébration vienne interrompre la série des lectures. Faut-il renoncer totalement à l'un ou l'autre des textes omis ce jour-là, parce que de moindre importance? Faut- il le joindre à un autre pour donner une vue plus complète du sujet? Un regard sur l'organisation d'ensemble des lectures de la semaine permettra de faire un choix judicieux.

- Pour la célébration des saints, certaines fêtes ont des lectures propres, c'est-à-dire qui parlent du saint lui-même ou du mystère que l'on célèbre. Le lectionnaire le précise chaque fois. Ces lectures doivent être faites à la place de celles du lectionnaire de semaine, même s'il s'agit d'une mémoire. D'autres fêtes ont des lectures appropriées, qui mettent en lumière un aspect particulier de la vie spirituelle ou de l'activité d'un saint. L'emploi de ces lectures ne semble pas s'imposer, à moins qu'un motif pastoral ne le recommande vraiment. La plupart du temps, on indique des lectures tirées des Communs, pour que le choix soit plus facile. Mais il s'agit seulement de suggestions: à la place d'une lecture appropriée ou seulement proposée, on peut prendre n'importe quelle autre dans les Communs concernés. "S'il célèbre avec peuple, le prêtre cherchera avant tout le bien spirituel des fidèles, et veillera à ne pas leur imposer ses préférences. Il veillera surtout à ne pas omettre trop souvent et sans motif suffisant les lectures assignées pour chaque jour au lectionnaire de semaine: car l'Église désire que la table de la parole de Dieu soit offerte aux fidèles dans sa plus grande richesse." Il y a enfin des lectures communes, que l'on trouvera au Commun, soit pour une catégorie déterminée de saints (martyrs, pasteurs, vierges...), soit pour les saints en général. Puisque, dans ce cas, de nombreux textes sont proposés pour une même lecture, ce sera au prêtre célébrant de choisir celui qui conviendra le mieux à l'assemblée.

Toutefois: - aux solennités et aux fêtes du calendrier général, on prendra toujours les lectures indiquées par le lectionnaire; - aux solennités des calendriers particuliers qui comportent trois lectures, la première sera un texte d'Ancien Testament, la deuxième de l'Apôtre, la troisième de l'Évangile, sauf si la Conférence épiscopale a décidé qu'on ne fait que deux lectures; - aux fêtes et aux mémoires, où l'on ne fait que deux lectures, la première sera soit d'Ancien Testament, soit de l'Apôtre; la seconde, de l'Évangile. Toutefois, au Temps pascal, selon la tradition de l'Église, la première lecture sera prise dans un écrit apostolique; la seconde, autant que possible, dans l'Évangile de saint Jean. En ce qui concerne les autres parties du lectionnaire:

Le lectionnaire des messes pour circonstances diverses, des messes votives et des messes pour les défunts présente de nombreux textes qui peuvent apporter une aide utile dans ces célébrations où il faut tenir compte des particularités, des circonstances et des interrogations des diverses assemblées.

Dans ces cas, on fera les choix selon les mêmes principes que ceux donnés plus haut pour les choix dans les Communs des saints.

Lors d'une célébration sacramentelle au cours de la messe, si la messe rituelle n'est pas autorisée (par exemple, baptême à la messe dominicale) et si le Rituel prévoit qu'on peut prendre une des lectures dans le Lectionnaire rituel, on sera attentif au bien spirituel commun des participants.

B) Psaume responsorial et acclamation à l'Évangile

- Parmi ces chants, le psaume qui suit la première lecture a une grande importance. On prendra normalement le psaume qui suit la lecture. Mais s'il s'agit du lectionnaire des saints, pour les messes rituelles, votives, pour des circonstances diverses et des messes pour les défunts, le choix en est laissé au prêtre célébrant, qui suivra le principe du bien pastoral de l'assistance. Toutefois, pour que le peuple puisse plus facilement chanter le refrain du psaume, on a regroupé dans le lectionnaire quelques textes choisis de psaumes et de refrains pour les différents temps de l'année ou pour les diverses catégories de saints: on pourra les employer à la place du texte répondant à la lecture, chaque fois que le psaume est chanté.

- Un autre chant est placé entre la deuxième lecture et l'Évangile. Il est fixé pour chaque messe en accord avec l'Évangile, ou bien on le choisit dans la série commune à un temps ou à un Commun.

En Carême, pour encadrer le verset qui précède l'Évangile, on peut employer une des acclamations proposées par le lectionnaire.

Chapitre V. DESCRIPTION DU LECTIONNAIRE

Pour aider les pasteurs à comprendre la structure du lectionnaire, de sorte que l'usage en soit bien vivant et que les fidèles puissent en retirer les fruits, il paraît opportun d'en donner une brève description, au moins en ce qui touche aux célébrations plus importantes et aux divers temps de l'année liturgique, pour lesquels on a choisi les lectures selon les règles indiquées ci-dessus. Le temps de l'Avent a une double caractéristique: c'est à la fois un temps de préparation aux solennités de Noël où l'on commémore le premier avènement du Fils de Dieu parmi les hommes, et un temps où, par ce souvenir, les âmes sont tournées vers l'attente du second avènement du Christ à la fin des temps. Le temps de l'Avent se présente donc, pour ces deux raisons, comme un temps de pieuse et joyeuse attente. A) Dimanches

1. Le temps de l'Avent

- Les lectures d'Évangile ont un caractère propre pour chaque dimanche à travers les trois années du cycle: il s'agit de la venue du Seigneur à la fin des temps (dimanche), puis de Jean Baptiste (et dimanche), enfin des événements qui ont préparé la naissance du Christ (4e dimanche). - Les lectures d'Ancien Testament sont des prophéties relatives au Messie et aux temps messianiques: beaucoup d'entre elles sont tirées du Livre d'Isaïe. - Les deuxièmes lectures développent les différents aspects du mystère de l'Avent. Tableau des dimanches du temps de l'avent, voir p. 000 (tableau 1). B) Semaine

Le Lectionnaire est ici en liaison avec le Lectionnaire dominical qu'il complète. - Les premières semaines de l'Avent (jusqu'au 16 décembre) sont centrées sur les oracles de joie et d'espoir du Livre d'Isaïe, lus dans l'ordre du livre. Les Évangiles de cette période sont choisis en fonction de la première lecture. A partir du deuxième jeudi, les Évangiles évoquent le rôle de Jean Baptiste le Précurseur dans l'histoire du salut, les récits de sa prédication elle-même étant lus le dimanche. Parmi les premières lectures, les unes continuent la lecture d'Isaïe, d'autres sont choisies en fonction de l'Évangile. - La semaine préparatoire à Noël (du 17 jusqu'au matin du 24 décembre) est centrée sur la lecture continue des annonces de Noël en Matthieu (ch.l) et Luc (ch.l), avec des textes d'Ancien Testament adaptés à chaque Évangile: quelques grandes prophéties messianiques. Après la célébration du mystère pascal, l'Église n'a rien de plus à coeur que de commémorer la Nativité du Seigneur et ses premières manifestations: ce qui se fait au temps de Noël. Le temps de Noël s'étend des premières vêpres de Noël jusqu'à la fête du Baptême du Seigneur. A) Solennités, fêtes et dimanches

2. Le temps de Noël

Le temps de Noël comporte une série de célébrations ayant chacune son caractère propre. Les lectures sont les mêmes tous les ans (sauf pour la Sainte Famille et le Baptême du Seigneur). - La solennité de Noël comporte, outre la messe de la veille au soir, les trois messes traditionnelles (nuit, aurore, jour); les lectures d'Ancien Testament y sont tirées d'Isaïe, conformément à la tradition romaine conservée jusqu'à ce jour dans plusieurs rites particuliers. On peut utiliser librement aux différentes heures les lectures de ces trois messes. - Le dimanche après Noël est la fête de la Sainte Famille; les lectures parlent de l'enfance du Christ (Évangile), de ses ancêtres, et de la vie familiale (<SUP>ère et <SUP>e lectures). - Le ler janvier (octave de Noël) est, selon l'antique tradition romaine, la solennité de sainte Marie Mère de Dieu; les lectures concernent la Vierge Marie, le Nom de Jésus, et aussi les vuux pour l'année nouvelle. - Le 2e dimanche après Noël (c'est-à-dire entre le et et le 5 janvier) a des lectures relatives au mystère de l'Incarnation; il est dans nos pays remplacé par l'Épiphanie. - L'Épiphanie se célèbre le 6 janvier là où elle est fête de précepte; dans les pays francophones, elle se célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier: avec les lectures traditionnelles, on y lit un texte de l'Apôtre sur l'appel des nations au salut. - Le dimanche après le 6 janvier, on célèbre la fête du Baptême du Seigneur, avec des textes relatifs à ce mystère. Quand l'Épiphanie est célébrée le 7 ou le 8 janvier, la fête du Baptême du Seigneur est reportée au lendemain. tableau du temps de noël, voir p. 000 (tableau 2). B) Semaine

Les jours du 29 décembre à l'Épiphanie comportent la lecture de la Présentation de Jésus au Temple, prolongement de Noël, et celle du premier chapitre de saint Jean, où Jésus commence à se manifester au monde. On y poursuit la lecture de la Première Lettre de saint Jean, commencée à la fête de l'Apôtre, le 27 décembre. -La semaine après l'Épiphanie, on termine la Première Lettre de saint Jean. Des textes tirés des quatre Évangiles évoquent les diverses "épiphanies" (manifestations) du Christ au début de son ministère. Quand l'Épiphanie est célébrée après le 6 janvier, on omet les lectures de cette semaine. - Le lendemain de la fête du Baptême du Seigneur commence le Temps ordinaire (cf. ci-dessous, 103), qu'on interrompt quand arrive le Carême. Ce temps est ordonné à la préparation de la célébration de Pâques; la liturgie du Carême dispose en effet les catéchumènes, par les divers degrés de l'initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal. Le Carême se déroule du mercredi des Cendres au matin du jeudi saint. Le dernier dimanche, appelé dimanche des Rameaux et de la Passion, garde son double caractère d'évocation joyeuse de l'entrée messianique de Jésus à Jérusalem, et de première célébration de la mort du Seigneur avec la lecture de la Passion.

3. Le temps du Carême

A) Dimanches

Les lectures des 5 premiers dimanches de Carême se présentent de la manière suivante: - Pour l'Évangile: aux deux premiers dimanches, on a gardé les récits traditionnels de la Tentation et de la Transfiguration du Seigneur, lus dans les trois synoptiques. Pour les trois suivants, on a rétabli, pour l'année A, les Évangiles traditionnels de l'initiation chrétienne: Samaritaine. Aveugle-né, Lazare ressuscité; en raison de leur importance, on peut les utiliser aussi pour les années B et C, en particulier là où il y a des catéchumènes. Mais d'autres textes sont également proposés pour l'année B (textes de Jn annonçant la glorification du Christ par la Croix et la Résurrection) et l'année C (textes sur la conversion). - Les lectures de l'Ancien Testament se réfèrent à l'histoire du salut, qui est un des thèmes fondamentaux de la catéchèse de Carême. Chaque année, la série des lectures évoque les principales étapes de cette histoire, des origines à la promesse de la nouvelle Alliance, en particulier Abraham (dimanche) et l'Exode (dimanche). - Les deuxièmes lectures ont été choisies en correspondance avec les deux autres lectures, et autant que possible de manière à assurer un lien entre elles. Le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, on a choisi pour la procession les textes qui se rapportent à l'entrée solennelle du Seigneur à Jérusalem, dans les quatre Évangiles; à la messe, on lit le récit de la Passion du Seigneur. tableau du temps du carême, voir p. 000 (tableau 3). B) Semaine

- Pendant le Carême, l'usage très ancien de l'Église romaine comportait chaque jour des lectures propres. Ces textes ont été en grande partie conservés, mais on a pensé que la lecture abondante de saint Jean gagnerait à se faire avec plus d'ordre: on la retrouve dans l'ordre de l'Évangile, en lecture semi-continue depuis le lundi de la 4e semaine. - Les grands textes johanniques de l'initiation: Samaritaine, Aveugle-né, Lazare ressuscité, sont désormais lus le dimanche, mais ne sont obligatoires qu'un an sur trois (année A). Les autres années, on pourra les lire en semaine grâce à trois "messes au choix" qu'on utilisera librement un jour quelconque de la semaine correspondante (4e, 5e). - Les premiers jours de la semaine sainte, les lectures concernent le mystère de la Passion. - Pour la messe chrismale, les lectures mettent en lumière la fonction messianique du Christ et sa continuation dans l'Église par les sacrements. Le Christ a accompli l'uuvre de la rédemption des hommes et de la parfaite glorification de Dieu principalement dans son mystère pascal, par lequel, en mourant, il a détruit notre mort et, en ressuscitant, il a restauré la vie. Aussi le triduum pascal de la Passion et de la Résurrection du Seigneur brille-t-il comme le sommet de l'année liturgique. De même que le dimanche constitue le sommet de la semaine, de même la solennité de Pâques constitue le sommet de l'année liturgique. Le triduum pascal de la Passion et de la Résurrection du Seigneur commence avec la messe du soir le jeudi saint, la veillée pascale constitue son centre, et il se termine avec les vêpres du dimanche de Pâques.

4. Le Triduum pascal

- Le jeudi de la Cène du Seigneur, à la messe du soir, le souvenir du repas précédant l'Exode donne une lumière particulière à l'exemple du Christ lavant les pieds de ses disciples, ainsi qu'aux paroles de Paul sur l'institution de la Pâque chrétienne dans l'eucharistie. - L'action liturgique du vendredi de la Passion du Seigneur atteint son sommet dans le récit, selon Jean, de la Passion de celui qui, après avoir été annoncé dans le Livre d'Isaïe comme le Serviteur de Dieu, est devenu véritablement l'unique Prêtre, en s'offrant lui-même à son Père. - Pour la veillée pascale dans la nuit sainte, sont proposées sept lectures d'Ancien Testament, qui rappellent les merveilles de Dieu dans l'histoire du salut (on doit en lire au moins trois, à la rigueur deux, dont obligatoirement le passage de la mer Rouge), et deux du Nouveau: l'annonce de la Résurrection selon les trois Évangiles synoptiques, et la lecture de l'Apôtre sur le baptême chrétien comme sacrement de la Résurrection du Christ. - A la messe du jour de Pâques, l'Évangile de Jean rapporte la découverte du tombeau vide. On peut également lire au choix les autres Évangiles proposés pour la nuit sainte; s'il y a une messe du soir, on peut lire le récit de l'apparition aux disciples d'Emmaüs. La première lecture est tirée des Actes des Apôtres, qui, durant le Temps pascal, remplaceront la lecture d'Ancien Testament. Le texte de l'Apôtre est un appel à vivre dans l'Église le mystère pascal. tableau des célébrations du triduum pascal, voir p. 000 (tableau 4). Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu'à celui de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l'exultation, comme si c'était un jour de fête unique, ou mieux "un grand dimanche", marqué par les célébrations de Pâques, de l'Ascension et de la Pentecôte, qui soulignent les divers aspects du mystère du Christ glorifié, toujours vivant et donnant l'Esprit à son Église. Les dimanches du Temps pascal s'appellent 2e, 3e... 7e dimanches de Pâques, pour bien marquer cette unité.

A) Dimanches

Les lectures se présentent de la manière suivante: - Pour les Évangiles, les 2e et 3e dimanches rapportent les apparitions du Seigneur ressuscité (au dimanche, on lit chaque année le récit de l'apparition à Thomas huit jours après Pâques). Au 4e dimanche sont attribuées les lectures sur le Bon Pasteur. Du 5e au 7e dimanche, les Évangiles sont tirés du discours après la Cène et de la prière sacerdotale. - La première lecture n'est pas tirée de l'Ancien Testament: la tradition universelle est de ne pas le lire en ce temps qui évoque la nouveauté absolue du Christ. On lit donc les Actes des Apôtres, en trois séries parallèles sur les trois ans, évoquant ainsi chaque année la vie, le témoignage et le développement de l'Église primitive. - La lecture de l'Apôtre est tirée pour l'année A de la 1ère Lettre de Pierre, pour l'année B de la 1ère Lettre de Jean, pour l'année C de l'Apocalypse. Ces textes semblent bien convenir à l'esprit de foi joyeuse et de ferme espérance propre à ce temps.

B) Solennités de l'Ascension et de la Pentecôte

- La solennité de l'Ascension conserve, comme première lecture, le récit de l'événement selon les Actes des Apôtres; ce texte se complète chaque année par une lecture d'Apôtre sur le Christ exalté à la droite du Père. Pour l'Évangile, on lit la conclusion de chacun des synoptiques. - A la messe célébrée la veille de la Pentecôte au soir, on propose quatre textes d'Ancien Testament qui mettent en lumière la signification multiple de la solennité. On peut n'en lire qu'un, mais une célébration développée comportant les quatre lectures est également proposée114ter. La deuxième lecture montre le don de l'Esprit à l'uuvre dans l'Église. Enfin, la lecture d'Évangile commémore la promesse de l'Esprit que fit le Christ avant d'être glorifié. - Pour la messe du jour, selon la tradition, on prend toujours pour première lecture le récit du grand événement de la Pentecôte dans les Actes des Apôtres; la deuxième lecture, différente chaque année, parle des effets de l'Esprit agissant dans la vie de l'Église. La lecture d'Évangile remet en mémoire Jésus communiquant l'Esprit à ses disciples le soir de Pâques; d'autres textes proposés au choix pour les années B et C traitent de l'action de l'Esprit dans les disciples et dans l'Église. tableau des dimanches et solennités du temps pascal, voir p. 000 (tableau 5).

C) Semaine

- La première lecture est une lecture semi-continue des Actes des Apôtres. Elle donne, de la vie et de la foi des premiers chrétiens, un tableau beaucoup plus large et abondant que la première lecture des dimanches. - L'Évangile donne, pendant l'octave de Pâques, les récits des apparitions du Christ ressuscité. De la 2e à la 7e semaine, on a une lecture semi-continue de saint Jean. Les textes sont naturellement différents de ceux du Carême: on a insisté ici sur les textes reprenant la joie pascale, dont l'essentiel est constitué par le discours sur le pain de vie (ch.6) et le discours après la Cène s'achevant par la prière sacerdotale (ch.14-17).

6. Le Temps ordinaire

A) Organisation de ce temps

En dehors des temps forts, l'année liturgique comporte tantôt 33, tantôt 34 semaines qui constituent le Temps ordinaire. Il est prévu des lectures du dimanche et de la semaine pour 34 semaines. On les utilise du lendemain de la fête du Baptême du Seigneur jusqu'à la veille du Carême; on les reprend du lendemain de la Pentecôte jusqu'à la veille de l'Avent. L'utilisation de ces formulaires se fait selon les règles suivantes:

La 1ère semaine du Temps ordinaire commence le lundi qui suit le Baptême du Seigneur (ou le mardi si le Baptême du Seigneur est célébré le lundi), elle n'a donc pas de dimanche, si bien que la série des dimanches de ce temps commence au 2e (pour éviter un décalage de numérotation entre les féries et les dimanches). Quand arrive le début du Carême, les lectures de la semaine en cours s'interrompent après le mardi, et les lectures du Carême commencent le mercredi. - Si l'année a 34 semaines "ordinaires", on reprend à partir du lundi de Pentecôte la semaine qui suit celle qui a été interrompue. - Si l'année n'a que 33 semaines "ordinaires", la suppression nécessaire se fait, non à la fin, mais à la reprise du lundi de Pentecôte, afin de garder à la fin de l'année liturgique les lectures eschatologiques de la 33e et de la 34e semaine. - Au moment de cette reprise, les jours de semaine se déroulent normalement; il n'en est pas de même des dimanches; en effet, la première semaine de la reprise est privée de son dimanche par la Pentecôte, la deuxième par la Trinité, et la troisième par le Saint-Sacrement dans les pays où cette solennité se célèbre le dimanche et non le jeudi.

B) Dimanches

Les lectures des dimanches du Temps ordinaire se présentent de la manière suivante: - Les Évangiles. Le 2e dimanche est encore dans le prolongement de l'Épiphanie: miracle de Cana et deux autres textes de manifestation du Seigneur en saint Jean. Au 3e dimanche commence la lecture semi-continue des Évangiles synoptiques: Matthieu (année A), Marc (B) et Luc (C). On a veillé à faire apparaître les caractéristiques propres et la structure de chaque Évangile. On a également fait en sorte de ne laisser de côté aucun élément de la catéchèse synoptique: ce qui n'a pas été retenu dans un Évangile est donné une autre année dans la version parallèle d'un autre Évangile. Quelques éléments essentiels, ou présentés très différemment dans les différents Évangiles, reviennent deux ou même trois fois. On notera la convergence du déroulement des Évangiles avec celui de l'année liturgique: on lit ainsi après l'Épiphanie les débuts de la prédication du Christ, qui continuent les premières manifestations célébrées à l'Épiphanie et au Baptême du Seigneur. Et on termine avec le discours eschatologique, qui rejoint le thème de la fin de l'année liturgique: l'attente des derniers temps. Les récits de la Passion et de la Résurrection sont réservés au temps de Pâques: on ne les reprend donc pas pendant le Temps ordinaire. Dans l'année B, on insère après le 16e dimanche cinq lectures tirées du ch.6 de Jean (discours sur le pain de vie); l'insertion se fait de manière naturelle, en remplaçant le récit de la multiplication des pains de Marc par celui de Jean. Pour l'année C, on a mis en tête de la lecture semi-continue de Luc (dimanche) le prologue de l'Évangile, qui donne bien l'esprit de l'auteur et qu'on n'avait pas occasion de lire ailleurs.

- Les lectures d'Ancien Testament ont été choisies chacune en fonction de l'Évangile du jour, pour éviter un trop grand manque d'unité dans chaque messe, et surtout pour souligner l'unité entre les deux Testaments. Les titres ont été rédigés de manière à souligner cette relation. On a veillé à prendre autant que possible des textes courts et faciles. Mais on a également fait en sorte de lire au long des dimanches tous les textes vraiment importants. Sans doute ne sont-ils pas dans un ordre logique, puisqu'ils sont choisis en liaison avec l'Évangile, mais le trésor de la parole de Dieu sera suffisamment ouvert pour faire connaître à tous ceux qui participent à la messe dominicale les pages principales de l'Ancien Testament.

- Les Épîtres sont une lecture semi-continue des Lettres de saint Paul et de saint Jacques (Pierre et Jn étant lus au Temps pascal). La 1ère Lettre aux Corinthiens étant assez longue et traitant de questions très diverses, on l'a partagée entre les trois années, en tête du Temps ordinaire. De même on a été amené à diviser la Lettre aux Hébreux en deux parties, lues aux années B et C. On a veillé autant que possible à avoir des lectures brèves, pas trop difficiles, ayant un thème précis, pour qu'elles soient comprises des fidèles. Comme il n'y a pas de relation spéciale entre les lectures des trois années pour le même dimanche, les tableaux présentent successivement chacune des années en entier. tableau des dimanches de l'année A, voir p. 000 (tableau 7). tableau des dimanches de l'année B, voir p. 000 (tableau 8). tableau des dimanches de l'année C, voir p. 000 (tableau 9).

C) Solennités du Seigneur au Temps ordinaire

- On célèbre la Sainte Trinité le dimanche après la Pentecôte. - Le Saint-Sacrement se célèbre le 2e jeudi après la Pentecôte, là où c'est une fête de précepte; ailleurs, cette solennité est transférée au dimanche suivant. - Le Sacré-Coeur est célébré le 3e vendredi après la Pentecôte. - Le dernier dimanche du Temps ordinaire, on célèbre la solennité du Christ Roi de l'univers, annoncé par la figure de David, proclamé au milieu des humiliations de la Passion et de la Croix, régnant dans l'Église et venant à la fin des temps. Ces quatre solennités ont des lectures différentes suivant les trois années du cycle. On trouvera plus loin les références. Pour chaque année, on trouve dans le lectionnaire la Trinité, le Saint-Sacrement et le Sacré-Coeur à la suite de la Pentecôte; et le Christ Roi de l'univers à la fin du Temps ordinaire. tableau des solennités en temps ordinaire, voir p. 000 (tableau 6).

D) Semaine

- On lit les Évangiles dans l'ordre suivant: d'abord Marc (semaines à à 9), puis Matthieu (10 à 21), enfin Luc (22 à 34). Les chapitres 1 à 12 de Marc sont lus intégralement, sauf les deux passages du chapitre 6 qu'on lit après l'Épiphanie. De Matthieu et Luc, on lit tout ce qui n'a pas de parallèle dans Marc. Mais on lit deux ou trois fois tous les passages qui ont dans les différents Évangiles une coloration vraiment particulière, ou qui sont nécessaires pour suivre le fil du récit. Le discours eschatologique est donné intégralement dans Luc, ce qui a permis de le placer à la fin de l'année liturgique.

- Pour la première lecture, dans chacune des deux années, on alterne les deux Testaments pendant un certain nombre de semaines, suivant la longueur des livres lus. a)On lit une grande partie des livres du Nouveau Testament de manière à donner l'essentiel de chacun. b)Pour ce qui est de l'Ancien Testament, on ne pouvait donner que des extraits montrant autant que possible le caractère propre de chaque livre. Les textes historiques ont été choisis de manière à donner une vue d'ensemble de l'histoire du salut avant l'Incarnation du Seigneur. On ne pouvait pas donner de récits trop longs; on a donc parfois choisi les versets permettant de fournir un raccourci. En outre, la signification religieuse des événements est parfois éclairée par des textes des livres sapientiaux, introduits comme prologue ou conclusion d'une série de lectures historiques. Presque tous les livres de l'Ancien Testament ont trouvé place au Lectionnaire de semaine. On a seulement laissé de côté des livres prophétiques très courts (Abdias, Sophonie) et le Cantique des Cantiques. En ce qui concerne les récits édifiants, dont la compréhension réclamait une lecture assez étendue, on lit Tobie et Ruth, et on laisse de côté les autres (Judith, Esther). Quelques passages des livres omis sont lus le dimanche ou aux féries d'autres temps. c)A la fin de l'année liturgique, on lit des livres qui correspondent à l'ambiance eschatologique de ce temps: Daniel et l'Apocalypse. Le volume du Lectionnaire dominical français donne, en outre, quelques messes tirées du Sanctoral, à savoir: a) Les fêtes de précepte: Assomption et Toussaint, ainsi que saint Joseph, saints Pierre et Paul, et l'Immaculée Conception, qui sont fêtes de précepte en certains pays. b) Une solennité qui peut l'emporter sur un dimanche du Temps ordinaire: saint Jean Baptiste (si cette solennité tombe en semaine, on peut en célébrer la messe pour le peuple le dimanche suivant nde même pour les solennités du paragraphe précédent, là où elles ne sont pas de précepte). c) Les fêtes du Seigneur, qui l'emportent sur les dimanches du Temps ordinaire: Présentation, Transfiguration, Fête de la Croix glorieuse et Dédicace de Saint-Jean-de-Latran. Trois de ces célébrations (Assomption, saints Pierre et Paul, saint Jn ont des messes de la veille au soir. Comme celles de Noël et de la Pentecôte, ce sont déjà des messes de fête. Les lectures de chacune de ces célébrations sont adaptées au saint ou au mystère célébré. On les trouvera à leur date. On trouvera plus loin (pp.000-000) la Présentation du lectionnaire français insérée dans l'édition du Lectionnaire dominical: elle fait apparaître comment ces directives y ont été appliquées.

CHAPITRE VI. Adaptations, traductions en langue vivante et Présentation du texte

1. Les adaptations et traductions

- Pour la proclamation de la parole de Dieu dans l'assemblée liturgique, on prendra toujours soit le texte latin mis au point par le Saint-Siège, soit la traduction en langue vivante approuvée pour l'usage liturgique par les Conférences des évêques, selon les normes en vigueur.

- Le lectionnaire de la messe doit être traduit intégralement, y compris les Praenotanda , dans toutes ses parties. Si la Conférence des évêques juge nécessaire et opportun d'y apporter quelques modifications, celles-ci ne seront introduites qu'après confirmation par le Saint-Siège.

Étant donnée l'ampleur du lectionnaire, son édition demandera nécessairement plusieurs volumes: la répartition n'en est pas fixée. Chaque volume comportera une introduction expliquant la structure et la destination de cette partie. On recommande l'antique coutume d'éditer séparément un livre pour les Évangiles et un autre pour les lectures de l'Ancien Testament et du Nouveau. Mais il peut être bon d'éditer séparément un lectionnaire dominical -dans lequel peuvent prendre place opportunément des extraits du Sanctoral- et un lectionnaire férial. Le lectionnaire dominical peut lui- même être divisé selon le cycle des trois années de sorte que pour chaque année tous les éléments soient présentés à la suite. Si l'on trouve d'autres organisations qui favorisent bien l'usage pastoral, on peut les adopter.

Le texte des chants sera toujours joint aux lectures; ce qui n'empêche pas l'édition séparée de ces chants. On recommande d'en présenter le texte divisé en strophes.

Chaque fois que la lecture comporte plusieurs parties, la présentation typographique fera apparaître clairement cette structure. On recommande en outre d'imprimer en stiques tous les textes, même non poétiques, afin d'en faciliter la proclamation.

Lorsqu'une lecture a une forme longue et une forme brève, on présentera chacune séparément, afin qu'elle puisse être lue facilement: lorsqu'une telle séparation ne paraît pas nécessaire, on cherchera une présentation permettant une proclamation de chacune sans erreur.

Dans les éditions en langue vivante, on n'omettra pas de mettre le titre de chaque lecture. On pourra y ajouter, si cela paraît opportun, une monition faisant apparaître plus clairement le sens général de la péricope, en marquant bien, par un signe ou par une typographie différente, qu'il s'agit d'un texte ad libitum .

Dans chaque volume, il sera opportun d'ajouter un index biblique des péricopes, à l'instar de celui de l' Ordo lectionum Missae , afin de permettre, en diverses occasions, la recherche facile dans le lectionnaire de la messe de textes nécessaires ou utiles.

2. La présentation matérielle de chaque lecture

A) La référence du texte

La référence du texte (chapitre et versets) est toujours donnée selon l'édition de la Nouvelle Vulgate, sauf les psaumes; on y ajoute parfois une autre indication selon le texte original (hébreu, araméen ou grec), lorsqu'il y a une différence. Dans les traductions en langue vivante, par décision des Autorités compétentes pour chaque langue, on peut garder la numérotation qui correspond à la traduction approuvée pour l'usage liturgique par la même Autorité. Cette référence sera toujours indiquée de façon claire (chapitre et versets) et ceux-ci pourront en outre opportunément être mentionnés dans le texte lui-même ou dans la marge.

Il s'ensuit que, dans les livres liturgiques, chaque texte a besoin d'un intitulé à lire dans la célébration (et qui ne se trouve pas dans l' Ordo lectionum Missae ). En voici les règles, qui peuvent être modifiées par les Autorités compétentes selon les coutumes et opportunités des lieux et des langues:

1) On dira toujours " Lecture du livre...", " Lecture de la Lettre...", "Lecture de l'Évangile...", et non pas "Commencement" (sauf si cela paraît opportun dans des cas particuliers) ni "Suite".

2) Le nom des livres suivra l'usage traditionnel, sauf les cas suivants: lorsqu'il y a deux livres du même nom, on précisera "Premier Livre", "Second Livre" (des Rois, des Martyrs d'Israël) ou "Première Lettre", "Seconde Lettre"; pour les livres suivants, on adoptera le nom actuellement le plus utilisé: "Livres I et II de Samuel" (jadis Livres et et II des Rois); "Livres I et II des Rois" (jadis Livres III et IV des Rois); "Livres I et II des Chroniques" (jadis Livres et et II des Paralipomènes); "Livres d'Esdras et de Néhémie" (jadis Livres et et II d'Esdras). - Les livres sapientiaux seront désignés ainsi: Livre de Job, Proverbes, L'Ecclésiaste ou Qohelet, Cantique des cantiques, Livre de la Sagesse, Ecclésiastique ou Siracide. - Pour les livres qui dans la Nouvelle Vulgate sont classés parmi les Prophètes, on dira: "Lecture du Livre d'Isaïe, Jérémie, Baruch", et "Lecture des Prophéties d'Ézéchiel, Daniel, Osée..., Malachie", même pour ceux que certains considèrent comme non vraiment prophétiques. - On dira "Lamentations" et "Lettre aux Hébreux" sans mention de Jérémie ou de Paul.

B) Le titre

Chaque texte possède un titre choisi soigneusement (la plupart du temps tiré du texte lui-même) afin de donner le thème principal de la lecture et, quand c'est nécessaire, de faire apparaître par les titres mêmes le lien entre les diverses lectures de la messe.

C) L'incipit

Il comprend la formule habituelle d'introduction: "En ce temps-là", "En ces jours-là", "Frères", "Très chers", "Ainsi parle le Seigneur"; on les omet lorsque le texte lui-même fournit des indications suffisantes de temps ou de personnes, ou bien quand la nature du texte rend inopportunes de telles précisions. Pour les versions en langue vivante, ces formules peuvent être modifiées ou omises par décision des Autorités compétentes. Après cette formule, on donne le début proprement dit de la lecture , en supprimant ou ajoutant quelques mots en fonction de ce qui est nécessaire pour comprendre le texte hors de son contexte. Il en est de même si le texte comporte des coupures et que de ce fait il appelle de telles modifications.

D) L'acclamation finale

A la fin des lectures, pour faciliter l'acclamation du peuple, on mettra une formule à dire par le lecteur: "Parole du Seigneur", ou une autre du même genre, selon les coutumes locales 123 bis .

Notes

Apparat d'après l'édition anglaise — l'édition servie ici ne porte pas ses notes.

  1. 1. See especially Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 7, 24, 33, 35, 48. 51, 52, 56;Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , nos. 1, 21, 25, 26;Decree on the Missionary Activity of the Church, Ad gentes , no. 6;Decree on the Ministry and Life of Priests, Presbyterorum ordinis , no. 18.
  2. 2. Among the spoken or written papal statements, see especially: Paul VI, Motu Proprio Ministeria quaedam , 15 Aug. 1972, no. V: AAS 64 (1972) 532;Apostolic Exhortation Marialis cultus , 2 Feb. 1974, no 12: AAS 66 (1974) 125-126;Apostolic Exhortation Evangelii nuntiandi , 8 Dec. 1975, nos. 28, 43, 47: AAS 68 (1976) 24-25, 33-34, 36-37.John Paul II, Apostolic Constitution Scripturarum thesaurus , 25 April 1979: in Nova Vulgata Bibliorum Sacrorum (Vatican Polyglot Press, 1979) V–VIII;Apostolic Exhortation Catechesi tradendae , 16 Oct. 1979, nos 23, 27, and 48: AAS 71 (1979) 1296–1297, 1298– 1299 and 1316;Letter Dominicae Cenae , 24 Feb. 1980, no. 10: AAS 72 (1980) 134–137.
  3. 3. Cf., for example, Congregation of Rites, Instruction Eucharisticum Mysterium , 25 May 1967, no. 10: AAS 59 (1967) 547– 548. Congregation for Divine Worship, Instruction Liturgicae instaurationes, 5 Sept. 1970, no. 2: AAS 62 (1970) 695-696. Congregation for the Clergy, Directorium catechisticum generale , 11 April 1971, nos. 10-12 and 25: AAS 64 (1972) 106-107 and 114. Congregation for Divine Worship, General Instruction of the Roman Missal, nos. 29, 31, 46, 55, 93, 95, 355, 359. Congregation for Catholic Education, Instruction on liturgical formation in seminaries In ecclesiasticam futurorum , 3 June 1979, nos. 11, 52, and Appendix no. 15. Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inaestimabile Donum, 3 April 1980. nos. 1, 2, 3: AAS 72 (1980) 333-334.
  4. 4. Cf. The Roman Missal revised by decree of the Second Vatican Ecumenical Council, published by authority of Pope Paul VI [hereafter, The Roman Missal ], Lectionary for Mass (1969;Eng. tr. 1969), Introduction, nos. 1-7;decree of promulgation: AAS 61 (1969) 548-549.
  5. 5. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 35, 56.Paul VI, Apostolic Exhortation Evangelii nuntiandi , 8 Dec. 1975, nos 28, 47: AAS 68 (1976) 24-25, 36-37.John Paul II, Letter Dominicae Cenae, 24 Feb. 1980, nos. 10, 11, 12; AAS 72 (1980) 134–146.
  6. 6. For example, the terms, Word of God, Sacred Scripture, Old and New Testament, reading(s) of the Word of God, reading(s) from Sacred Scripture, celebration(s) of the Word of God, etc.
  7. 7. Thus the same text may be read or used for diverse reasons on diverse occasions and celebrations of the liturgical year;this has to be remembered in the Homily, pastoral exegesis, and catechesis. The indexes of this volume will show, for example, that Romans 6 or 8 is used in various liturgical seasons and celebrations of the Sacraments and sacramentals.
  8. 8. Cf. Luke 4:16-21; 24:25-35 and 44-49.
  9. 9. In the celebration of Mass, for example, there is proclamation , reading , etc. (see General Instruction of the Roman Missal, nos. 43, 45, 134, 175, 191, 275, 276). There are also other celebrations of the Word of God in the Roman Pontifical, Ritual, and Liturgy of the Hours, as revised by decree of Vatican Council II.
  10. 10. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 7, 33. Mark 16:19–20;Matthew 28:20. St. Augustine, Sermo 85, 1: ‘The Gospel is the mouth of Christ. He is seated at the right hand of the Father, yet continues to speak on earth.’ (PL 38:520;see also In Io. Ev. tract 30, 1: PL 35, 1632;CCL 36, 289). Pontificale Romano- Germanicum : ‘As the Gospel is read Christ speaks with his own mouth to the people…;the Gospel resounds in the church as though Christ himself were speaking to them.’ (See C. Vogel and R Elze, eds., Le Pontifical Romano-germanique du dixième siècle. Texte I , Vatican City, 1963/XCIV, 18, 334);idem : ‘At the moment Christ approaches, that is at the gospel of the Mass, we put aside our staffs, because we have no need of human assistance.’ (ibid., XCIV, 23, 335).
  11. 11. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no 7.
  12. 12. Cf. Hebrews 4:12.
  13. 13. Cf. St. Augustine, Quæstionum in Heptateuchum liber 2, 73: PL 34, 623;CCL 33, 106. Second Vatican Council, Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 16.
  14. 14. Cf. St. Jerome: ‘If, as St. Paul says (1 Corinthians 1:24), Christ is the power of God and the wisdom of God, anyone who does not know the Scriptures does not know the power of God or his wisdom. For not to know the Scriptures is not to know Christ’ ( Commentarii in Isaiam prophetam. Prologus : PL 24, 17A;CCL 73, 1). Second Vatican Council, Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 25.
  15. 15. Cf. 2 Corinthians 1:20-22.
  16. 16. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 10.
  17. 17. Cf. 2 Thessalonians 3:1.
  18. 18. Cf. The Roman Missal , Collects A, B, and C in the Mass for the Church. St. Cyprian, De oratione dominica 23: PL 4, 553;CSEL 3/2, 285;CCL 3 A, 105. St. Augustine, Sermo 71, 20, 33: PL 38, 463ff.
  19. 19. Cf. The Roman Missal, Collect for the Twenty-First Sunday in Ordinary Time.
  20. 20. Cf. Second Vatican Council, Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 8.
  21. 21. Cf. John 14:15-17, 25-26; 15:26–16:15.
  22. 22. Cf. Second Vatican Council, Decree on the Ministry and Life of Priests, Presbyterorum ordinis , no. 4.
  23. 23. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 51;Decree on the Ministry and Life of Priests, Presbyterorum ordinis , no. 18;also Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 21;Decree on the Missionary Activity of the Church, Ad gentes , no. 6. See General Instruction of the Roman Missal, no. 8.
  24. 24. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 56.
  25. 25. General Instruction of the Roman Missal, no. 33.
  26. 26. Cf. Congregation for Divine Worship, Instruction Liturgicæ instaurationes , 5 Sept. 1970, no. 2: AAS 62 (1970) 695–696.John Paul II, Letter Dominicae Cenae , 24 Feb. 1980, no. 10: AAS 72 (1980) 134-137. Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inæstimabile Donum , 3 April 1980, no. 1: AAS 72 (1980) 333.
  27. 27. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 33.
  28. 28. Cf. no. 111 of this Introduction.
  29. 29. Cf. Missale Romanum ex Decreta Sacrosancti Œcumenici Concilii Vaticani II instauratum, auctoritate Pauli Pp. VI promulgatum, Ordo cantus Missæ (ed typ., 1972), Prænotanda , nos. 4, 6, 10.
  30. 30. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 31.
  31. 31. Cf. ibid., no. 309 and nos. 32–34 of this Introduction.
  32. 32. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 60, 134.
  33. 33. Cf. ibid., nos. 120–122.
  34. 34. Cf. ibid., nos 133, 175.
  35. 35. Cf. The Roman Missal , Order of Mass, ‘Liturgy of the Word: The Gospel’.
  36. 36. General Instruction of the Roman Missal, no. 61.
  37. 37. Paul VI, Apostolic Constitution Laudis canticum in The Liturgy of the Hours [ The Divine Office ] revised by decree of the Second Vatican Council and published by authority of Pope Paul VI (1971;Eng. tr. 1974). See also Constitution on the Liturgy, nos. 24, 90. Congregation of Rites, Instruction on music in the Liturgy, Musicam sacram , 5 March 1967, no. 39: AAS 59 (1967) 311. General Instruction of the Liturgy of the Hours, nos. 23 and 109. Congregation for Catholic Education, Ratio fundamentalis [Basic Plan for Priestly Formation], no. 53.
  38. 38. Cf. nos. 89–90 of this Introduction.
  39. 39. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 38 and 63c.
  40. 40. Cf. ibid., no. 309 and nos. 32ff, of this Introduction.
  41. 41. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 63c.
  42. 42. Cf. also ibid., nos. 37-39. Missale Romanum ex Decreto Sacrosancti Concilii Œcumenici Vaticani II instauratum, auctoritate Pauli Pp. VI promulgatum, Ordo cantus Missæ , Prænotanda, nos. 7-9;Graduale Romanum (1974), Prænotanda , no. 7;Graduale simplex (2nd ed. typ., 1975), Prænotanda , no. 16.
  43. 43. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 52. Congregation of Rites, Instruction Inter Oecumenici , 26 Sept. 1964, no. 54: AAS 56 (1964) 890.
  44. 44. Cf. General Instruction of the Roman Missal. no. 66.
  45. 45. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 35, 2.
  46. 46. Cf. ibid., nos. 6 and 47.
  47. 47. Cf. Paul VI, Encyclical Mysterium Fidei, 3 Sept. 1965: AAS 57 (1965) 753. Second Vatican Council, Decree on the Missionary Activity of the Church, Ad gentes , no. 9.Paul VI. Apostolic Exhortation Evangelii nuntiandi . 8 Dec. 1975, no. 43: AAS 69 (1976) 33-34.
  48. 48. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 35, 2. General Instruction of the Roman Missal, no. 65.
  49. 49. VSecond Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 10.
  50. 50. Cf. John Paul II, Apostolic Exhortation Catechesi tradendae , 16 Oct. 1979, no. 48: AAS 71 (1979) 1316.
  51. 51. Cf. General Instruction of the Roman Missal. no. 213.
  52. 52. Cf. ibid., no. 42. Also Congregation of Rites, Instruction Eucharisticum Mysterium , 25 May 1967, no. 28: AAS 59 (1967) 556-557.
  53. 53. Cf. Congregation for Divine Worship, Instruction Actio pastoralis , 15 May 1969, no. 6g: AAS 61 (1969) 809;Directory for Masses with Children (1973: Eng tr. 1973), no. 48.
  54. 54. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 66, 382. The Roman Ritual as revised by decree of the Second Vatican Ecumenical Council and published by authority of Pope Paul VI, Rite of Marriage (1969: Eng tr. 1969), nos. 22, 42, 57;Rite of Funerals (1969;Eng tr. 1970), nos. 41, 64.
  55. 55. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 136.
  56. 56. Cf. ibid., no. 184.
  57. 57. Cf. ibid., no. 45.
  58. 58. Cf. ibid., no. 67.
  59. 59. Cf. ibid., no. 69.
  60. 60. Cf. ibid., no. 138.
  61. 61. Cf. ibid., no. 71.
  62. 62. Cf. note 23 of this Introduction.
  63. 63. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 309.
  64. 64. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 122.
  65. 65. Cf. The Roman Pontifical revised by decree of the Second Vatican Ecumenical Council and published by authority of Pope Paul VI, Ordination of Deacons, Priests, and Bishops (1968;Eng. tr. 1976);Ordination of Deacons , no. 24;Ordination of Deacons and Priests , no. 21;Ordination of a Deacon , no. 24;Ordination of a Bishop , no. 25;Ordination of Bishops , no. 25.
  66. 66. Cf. nos. 78–91 of this Introduction.
  67. 67. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 357-360, 362, 367.
  68. 68. Cf. ibid., no. 352.
  69. 69. Cf. ibid., no. 66. Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inæstimabile Donum , 3 April 1980, no. 3: AAS 72 (1980) 334. 74
  70. 70. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 31.
  71. 71. Cf. ibid., no. 105.
  72. 72. Cf. ibid., nos. 55, 71.
  73. 73. Second Vatican Council, Decree on the Ministry and Life of Priests, Presbyterorum ordinis , no. 4.
  74. 74. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 33.
  75. 75. See General Instruction of the Roman Missal, no. 29.
  76. 76. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 7.
  77. 77. Cf. ibid., no. 9.
  78. 78. Cf. Romans 1:16.
  79. 79. Cf. Second Vatican Council, Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 21.
  80. 80. Cf. ibid.
  81. 81. Cf. John 14:15-26; 16:4, 5–15.
  82. 82. Cf. Second Vatican Council, Decree on the Missionary Activity of the Church, Ad gentes , nos. 6 and 15;also Dogmatic Constitution on Divine Revelation, Dei verbum , no. 26.
  83. 83. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 24. Also Congregation for the Clergy, Directorium catechisticum generale , 11 April 1971, no. 25: AAS 64 (1972) 114.
  84. 84. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 56. See also Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inæstimabile Donum , 3 April 1980, no. 1: AAS 72 (1980) 333-334.
  85. 85. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 24 and 35.
  86. 86. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 59.
  87. 87. Cf. ibid., no. 135.
  88. 88. Cf. ibid., nos. 71, 94, 177;Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inæstimabile Donum , 3 April 1980, no. 3: AAS 72 (1980) 334.
  89. 89. General Instruction of the Roman Missal, no. 99.
  90. 90. Cf. Paul VI, Motu Proprio Ministeria quædam 15 Aug. 1972, no. V: AAS 64 (1972) 532.
  91. 91. Cf. Congregation for the Sacraments and Divine Worship, Instruction Inæstimabile Donum , 3 April 1980, nos. 2 and 18: AAS 72 (1980) 334 and 338. See also Congregation for Divine Worship, Directory for Masses with Children (1973;Eng. tr. 1973), nos. 22, 24, 27.
  92. 92. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 71, 99, 197. See also Consilium ad exsequendam Constitutionem de sacra Liturgia, De oratione communi seu fidelium (Vatican City, 1966), no. 8.
  93. 93. General Instruction of the Roman Missal, no. 101.
  94. 94. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 62 and 102.
  95. 95. Cf. ibid., no 105b.
  96. 96. Cf. for example, Paul VI, Apostolic Constitution Missale Romanum: ‘All these things have been arranged in this way so as to arouse more and more among Christ’s faithful that hunger for the Word of God by which, under the guidance of the Holy Spirit, the people of the New Covenant can be seen, as it were, to be impelled towards the perfect unity of the Church. We trust that given this arrangement both Priests and faithful may make more devout spiritual preparation for the Lord’s Supper and that, meditating more deeply on Sacred Scripture, they will be nourished more abundantly each day by the words of the Lord. In consequence, in accord with the teachings of the Second Vatican Council, Sacred Scripture will be regarded by all as an abiding fountain of spiritual life, as the principal basis for the handing on of Christian doctrine, and finally as the core of all theological formation.’ (in The Roman Missal ).
  97. 97. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 35 and 51.
  98. 98. Cf. Paul VI, Apostolic Constitution Missale Romanum: ‘For by this means, the continuous process of the mystery of salvation is illustrated, as set forth in the revealed words of God.’ (in The Roman Missal).
  99. 99. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , nos. 9, 33. Congregation of Rites, Instruction Inter Œcumenici , 26 Sept. 1964, no. 7: AAS 56 (1964) 878.John Paul II, Apostolic Exhortation Catechesi tradendae , 16 Oct. 1979, no. 23: AAS 71 (1979) 1296-1297.
  100. 100. Cf. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 35, 4. Congregation of Rites, Instruction Inter Œcumenici , 26 Sept 1964, nos. 37-38: AAS 56 (1964) 884.
  101. 101. Cf. Congregation for Divine Worship, Instruction Actio pastoralis , 15 May 1969, no. 6: AAS 61 (1969) 809;Directory for Masses with Children (1973;Eng. tr. 1973), nos. 41-47.Paul VI, Apostolic Exhortation Marialis cultus , 2 Feb. 1974, no. 12: AAS 66 (1974) 125-126.
  102. 102. Each of the years is designated by a letter, A, B, or C. The following is the procedure to determine which year is A, B, or C. The letter C designates a year whose number is divisible into three equal parts, as though the cycle had taken its beginning from the first year of the Christian era. Thus the year 1 would have been Year A: year 2, Year B;year 3, Year C, (as would years 6, 9, and 12), Thus, for example, year 1980 is Year C;1981, Year A;1982, Year B;and 1983, Year C again. And so forth. Obviously each cycle runs in accord with the plan of the liturgical year, that is, it begins with the First Week of Advent, which falls in the preceding year of the civil calendar. The distinguishing characteristic for the years in each cycle is based in a sense on the principal note of the Synoptic Gospel used for the semicontinuous reading of Ordinary Time. Thus the first Year of the cycle is the Year for the reading of the Gospel of Matthew and is so named;the second and third Years are the Year of Mark and the Year of Luke.
  103. 103. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 61-64. Missale Romanum ex Decreto Sacrosancti Œcumenici Concilii Vaticani II instauratum, auctoritate Pauli Pp. VI promulgatum, Ordo cantus Missae (Vatican Polyglot Press, 1972), Praenotanda , nos. 5-9.
  104. 104. General Instruction of the Roman Missal, no. 352.
  105. 105. Cf. ibid., no. 357
  106. 106. Cf. ibid., no. 358.
  107. 107. Cf. ibid., no. 355c. Second Vatican Council, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 51.
  108. 108. Cf. The Roman Ritual as revised by decree of the Second Vatican Ecumenical Council and published by authority of Pope Paul VI, Rite of Penance (1974;Eng. tr. 1974), Introduction, no. 13.
  109. 109. Cf. General Instruction of the Roman Missal, no. 359.
  110. 110. Cf. ibid., no. 352.
  111. 111. Cf. Volume I, nos. 173-174, Common Texts for Singing the Responsorial Psalm.
  112. 112. Cf. Volume I, Acclamations before the Gospel for Lent.
  113. 113. So, for example, when there are six weeks before Lent, the seventh week begins on the Monday after Pentecost. The Solemnity of the Holy Trinity replaces the Sunday of Ordinary Time.
  114. 114. When there are, for example, five weeks before Lent, the Monday after Pentecost begins with the Seventh Week of Ordinary Time and the Sixth Week is dropped.
  115. 115. Cf. Volume I, Table IV.
  116. 116. Cf. Volume II, Tables I and II.
  117. 117. Cf. Code of Canon Law, Codex Iuris Canonici, can. 828 § 1.
  118. 118. Cf. John Paul II, Apostolic Constitution Scripturarum thesaurus, 25 April 1979;Nova Vulgata Bibliorum Sacrarum, Typis Polyglottis Vaticanis 1979.
  119. 119. Cf. Second Ecumenical Council of the Vatican, Constitution on the Sacred Liturgy, Sacrosanctum Concilium , no. 36.
  120. 120. Cf. Code of Canon Law, Codex Iuris Canonici, can. 828 § 2.
  121. 121. Cf. General Instruction of the Roman Missal, nos. 31, 51, 105b, 184.
  122. 122. Cf. Index of Readings at the end of each volume of this edition.
  123. 123. The references for the Psalms follow the order of the Liber Psalmorum , published by the Pontifical Commission for the Neo-Vulgate (Vatican Polyglot Press, 1969, revised 1986). The numbering of the Psalms gives the Hebrew numbering followed by that of the Septuagint text.