Or, il apparut à droite de l'autel de l'encens parce qu'il apportait la marque de la divine miséricorde ; car « le Seigneur est à ma droite pour que je ne sois pas ébranlé » (Ps. 15, 8), et ailleurs : « Le Seigneur est votre protection sur votre main droite » (Ps. 120, 5). Et plût à Dieu que nous aussi, quand nous encensons les autels, quand nous présentons les sacrifices, nous soyons assistés par l'ange, ou mieux qu'il se rende visible ! Car on ne peut douter que l'ange soit là quand le Christ est immolé ; « en effet c'est le Christ qui a été immolé comme notre Pâque » (I Cor., V, 7). Ne craignez pas que votre coeur se trouble à la vue de l'ange ? car nous sommes troublés et hors de notre sens quand nous sommes saisis par la rencontre de quelque puissance supérieure ? ce même ange qui vient à nous pourra nous affermir, comme il a affermi l'âme d'abord troublée de Zacharie en lui disant : « Ne craignez pas, Zacharie, car voici que votre prière est exaucée, et votre épouse Elisabeth enfantera un fils, et vous lui donnerez le nom de Jean ; ce sera une joie pour vous, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. ».