Elle qui se cachait parce qu'elle avait conçu un fils, en vint à se féliciter d'enfanter un prophète. Elle rougissait auparavant, elle rend grâces ; elle doutait, la voilà affermie : « Car, dit-elle, dès que le son de votre salut a retenti à mes oreilles, la joie a fait tressaillir l'enfant dans mon sein. » Aussi a-t-elle poussé un grand cri lorsqu'elle a senti l'arrivée du Seigneur, parce qu'elle a cru à la sainteté de son enfantement ; il n'y avait pas sujet de honte, du moment que la naissance d'un prophète faisait foi que sa génération avait été accordée, non recherchée.