Et qu'on ne juge pas que j'ai interverti en mentionnant le pardon du larron avant les paroles à sa Mère ; car, étant venu pour sauver les pécheurs (I Tim., I, 15), il n'est pas déraisonnable que mes écrits Lui fassent d'abord accomplir la mission qu'il a entreprise, en rachetant et sauvant un pécheur. D'ailleurs Il a dit Lui-même : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » parce qu'il n'était pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Matth., XII, 48 ; IX, 13). Mais c'était alors le lieu. Ici, n'oubliant pas sa Mère même sur la Croix, Il lui adresse ces paroles : « Voici votre fils », et à Jean : « Voici ta mère ». Le Christ en Croix faisait son testament, et Jean souscrivait le testament, digne témoin d'un tel testateur. Bon testament, qui lègue non l'argent, mais la vie, écrit non à l'encre, mais par l'Esprit du Dieu vivant (cf. II Cor., III, 3).