Or le juste recouvre le corps du Christ d'un suaire, l'innocent l'enduit de parfum ; ce n'est pas sans raison que nous rencontrons cette distinction, car la justice est le vêtement de l'Église, l'innocence lui procure sa beauté. Revêtez donc vous aussi le corps du Seigneur de sa gloire, afin d'être vous-même juste ; même croyant à sa mort, recouvrez-le pourtant de la plénitude de sa divinité. Oignez-le de myrrhe et d'aloès, pour être la bonne odeur du Christ (II Cor., II, 15). C'est un bon linceul qu'a mis Joseph, ce juste : peut-être celui que Pierre a vu descendre du ciel vers lui, où se trouvaient divers quadrupèdes, bêtes et oiseaux, ressemblance et figure de la Gentilité (Act., X, 11 ssq.). L'Eglise est donc ensevelie avec ce parfum mystérieux et précieux, ayant associé les peuples divers dans la communauté de sa foi.