Il faut aussi considérer avec grand soin pourquoi, le Seigneur lui ayant dit : « Me chéris-tu ? », il a répondu : « Vous savez, Seigneur, que je vous aime. » Il me semble ici que chérir comporte la charité de l'esprit, aimer, une sorte de cha-leur engendrée par l'ardeur du corps et de l'âme ; et Pierre marque, à mon avis, que non seulement son esprit, mais son corps même, étaient de feu pour le service de Dieu. Aussi bien la troisième fois le Seigneur lui a demandé, non plus : « Me chéris-tu ? », mais : « M'aimes-tu ? » et I lui ordonne de faire paître, non plus, comme la première fois, les agneaux qu'il faut alimenter au lait, ni, comme la seconde fois, les jeunes brebis, mais les brebis, en sorte qu'étant plus parfait il gouvernera les plus parfaits.