Croyons donc que le Christ est à la fois Dieu et homme, un en deux natures, et non double. Le Père Lui soumet ses ennemis (Ps. 109, 1), non que sa puissance soit insuffisante, mais en vertu de l'unité de nature, car l'un opère en l'autre. Car le Fils lui aussi soumet au Père ses ennemis, puisqu'il glorifie son Père sur terre (Jn, XVII, 4). Le Père a donné au Fils un nom qui surpasse tous les noms (Phil, II, 9) ; mais de son côté le Fils dit au Père : « J'ai manifesté votre nom aux hommes que vous m'avez donnés » (Jn, XVII, 6). Or en donnant un nom qui surpasse tous les noms, Il n'a pas donné plus qu'il n'avait, mais Il a donné tout ce qu'il avait. Et s'il a donné ce nom, c'est « pour que toute langue rende hommage à Dieu de ce que le Seigneur Jésus est dans la gloire de Dieu le Père » (Phil, II, 11).