TheoFonsAux sources de la foi

Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Donc nous aussi, pour ne pas nous trouver auteurs d'œuvres imparfaites au jour du jugement ou de la mort, hâtons-nous de sevrer nos enfants. Une fois sevré, Isaac ne craignait plus rien du sommeil de sa mère ; aussi Abraham fit-il un grand festin quand il sevra son fils (Gen., XXI, 8). Une fois sevré, David espère la récompense pour son âme (Ps. 130, 2). Le Corinthien n'en est plus au début de sa foi où, incapable encore d'une nourriture solide, il buvait le lait ; mais, fortifié maintenant par un pain consistant, il a grandi jusqu'à la plénitude de l'âge parfait (I Cor., III, 2 ; Hébr., V, 12 ; Ephés., IV, 13). Il ne suffit donc pas d'avoir pris soin d'engendrer ; il faut posséder le moyen de nourrir.