Les textes des évangélistes semblent, par des procédés divers il est vrai, se ramener cependant à l'unité. Matthieu ne parle que du figuier « quand sa ramure est tendre » (XXIV, 32) ; ici, on parle de tous les arbres. Mais nous devons, ou bien quand le fruit devient vert sur tous les arbres et que le figuier est déjà fécond et en fleur (quand toute langue loue Dieu, Phil., II, 11, et que le peuple juif aussi le loue), espérer la venue du Seigneur, à laquelle, comme à la saison d'été, se récolteront les fruits de résurrection ; — ou bien, quand l'homme d'iniquité aura pris le vêtement de sa légère et frêle vanité, comme les rameaux de la Synagogue leurs feuilles, conjecturer que le jugement approche.