Pourquoi m'ordonner cet achat, puisque vous me défendez de frapper (Matth., XXVI, 52) ? Pourquoi me prescrire d'avoir ce que vous m'interdisez de dégainer ? Peut-être pour avoir la défense prête, pas nécessairement la vengeance ; pour montrer que vous pouviez vous venger, mais ne l'avez pas voulu. La Loi cependant ne m'interdit pas de rendre les coups ; peut-être alors, quand Pierre présente deux glaives, si vous dites : « Cela suffit », est-ce comme si la chose eût été permise jusqu'à l'Evangile, la Loi donnant le rudiment de la justice, l'Evangile l'achèvement de la bonté.