Comprenez, si vous le pouvez, comment au contact de la droite du Sauveur la douleur s'enfuit et les plaies se guérissent, sans qu'on y verse un médicament, à ce contact qui les recouvre. L'argile reconnaît son ouvrier, et la chair se prête à la main du Seigneur qui la travaille : car le Créateur répare à son gré son ouvrage. C'est ainsi qu'ailleurs Il rend la vue à l'aveugle en frottant ses yeux de boue (Jn, IX, 6), comme par un retour à sa nature. Il pouvait ordonner, mais il a mieux aimé travailler, pour nous faire reconnaître Celui qui, d'une terre argileuse, a formé les membres de notre corps aptes à diverses fonctions, et leur a donné la vie en y répandant l'énergie de l'âme.