Luc à son tour a écrit que Pierre, questionné s'il était de leur nombre, répondit une première fois : « Je ne le connais pas. » Et il a dit juste : il y aurait eu assurément témérité à dire qu'il connaissait Celui que l'esprit humain ne saurait saisir ; car « nul ne connaît le Fils, sauf le Père » (Matth., XI, 27). De même, la seconde fois, Pierre a dit, selon Luc : « Je n'en suis pas » ; en effet il a mieux aimé se nier lui-même que le Christ ; ou bien, en semblant nier ses rapports avec le Christ, il s'est renié lui-même. Il est certain que par son reniement qui concernait l'homme, il a péché contre le Fils de l'homme, si bien qu'il lui fut pardonné (Matth., XII, 32), mais non contre l'Esprit Saint. Questionné une troisième fois encore, il dit : « Je ne sais ce que vous dites », autrement dit : je n'entends rien à vos sacrilèges.