« J'ai péché, dit-il, en livrant le sang du Juste. » Bien que le regret du traître soit inutile, parce qu'il a péché contre l'Esprit Saint , il y a pourtant quelque pudeur de la part du crime à reconnaître sa faute ; et, s'il n'est pas absous, du moins l'impudence des Juifs les condamne. Accusés par l'aveu du vendeur, ils revendiquent cependant les droits de ce contrat criminel, et se croient exempts de culpabilité quand ils disent : « Que nous importe ? C'est ton affaire. » Franchement insensés, ils se croient déliés, et non engagés, par le crime du vendeur. En affaires d'argent, le prix remboursé, le droit cesse ; eux reprennent le prix et poursuivent leur sacrilège.