Donc ce petit enfant, que le manque de foi vous fait trouver méprisable, des mages venus d'Orient l'ont suivi sur un si long parcours, se prosternent pour l'adorer, l'appellent roi, et reconnaissent qu'il ressuscitera, en tirant de leurs trésors l'or, l'encens et la myrrhe. Quels sont ces présents d'une foi véritable ? L'or est pour le roi, l'encens pour Dieu, la myrrhe pour le mort ; autre, en effet, est l'insigne de la royauté, autre le sacrifice offert à la puissance divine, autres les honneurs d'un ensevelissement qui, loin de décomposer le corps du mort, le conservera. Nous aussi, qui entendons et lisons ces choses, tirons de nos trésors, mes frères, de semblables présents ; car « nous avons un trésor dans des vases d'argile » (II Cor., IV, 7). Si donc, même en vous, vous ne devez pas considérer ce que vous êtes comme venant de vous, mais du Christ, combien plus dans le Christ devez-vous considérer non ce qui est vôtre mais ce qui est du Christ !