En effet, à nous en tenir à la lettre, comment appeler saint tout enfant mâle, quand il est notoire que beaucoup furent de grands scélérats ? un saint, Achab ? des saints, les faux prophètes qu'à la prière d'Élie un feu vengeur de l'outrage fait au ciel a dévorés (I Rois, XVIII) ? Mais voici le Saint en qui va s'accomplir le mystère dont les, saintes prescriptions de la Loi divine dessinaient la figure, attendu que seul II devait donner à l'Église, sainte et Vierge, d'enfanter de son sein entrouvert, par une fécondité sans tache, le peuple de Dieu. Seul donc II s'est ouvert le sein maternel ; et quoi d'étonnant ? Celui qui avait dit au prophète : « Avant de te former dans les entrailles de ta mère, je te connaissais, et dans son sein même je t'ai sanctifié » (Jér., I, 5), Celui donc qui sanctifia un autre sein pour que naquît le prophète, Celui-là aussi entrouvrit le sein de sa Mère pour en sortir sans tache. « Et. voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon.