Que votre serviteur vienne aussi ; car je crois à votre parole : « C'est lui qui me construira la cité » (Is., XLV, 13). Voici la femme, mère de tous, voici la demeure spirituelle, voici la cité qui vit à jamais, car elle ne saurait mourir : c'est bien elle la cité de Jérusalem, que maintenant l'on voit sur terre mais qui sera transportée au-dessus d'Élie ? Elie était une unité ? transportée au-dessus d'Enoch, de la mort duquel il n'est pas question : car lui « fut enlevé pour que le mal ne lui changeât pas le coeur » (Sag., IV, 11), tandis que celle-ci est aimée du Christ comme étant glorieuse, sainte, sans tache, sans ride (Éphés., V, 27). Et combien tout le corps n'a-t-il pas plus de titres que lui à être enlevé ! Telle est, en effet, l'espérance de l'Église : elle sera certainement emportée, enlevée, transportée au ciel. Voyez : Elie fut emporté sur un char de feu, l'Église sera emportée. Vous ne me croyez pas ? Croyez-en du moins Paul, en qui le Christ a parlé : « Nous serons emportés, dit-il, sur les nuées au-devant du Christ dans les airs ; et de la sorte nous serons pour toujours avec le Seigneur » (I Thess., IV, 17).