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Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Et cependant, puisque d'elle est né Salomon le Pacifique, voyons s'il n'y aurait pas là un mystère : une fois éliminé celui qui jadis revendiquait pour épouse la foule des Gentils, l'Eglise s'unissant à un autre époux, au véritable David. David ! le Christ a été appelé ainsi, revêtu du nom de son ancêtre, ainsi qu'il est écrit : « J'ai trouvé David, mon serviteur » (Ps. 88, 21). A Lui s'est unie l'Eglise et, fécondée par la semence de la parole et par l'Esprit de Dieu, elle a enfanté le corps du Christ, c'est-à-dire le peuple chrétien. C'est donc cette femme qui « du vivant de son mari est liée par la Loi» (Rom., VII, 2), et c'est pourquoi son époux est mort, afin qu'elle ne fût pas adultère en étant avec un autre homme. Donc mystère figurativement, péché quant à l'histoire : faute de par l'homme, mystères de par le Verbe. Ayant de cette histoire parlé ailleurs plus au long, nous jugeons devoir passer rapidement ici. C'est à bon droit que David le saint a écrit sur cet épisode le psaume cinquantième, où il dit, à cause de son union avec Bethsabée : « Lavez-moi abondamment de mon iniquité, et purifiez-moi de mon crime » (Ps. 50, 4). Si cet ami de Dieu reconnaît son iniquité et l'obstacle opposé à ses mérites par son crime, s'il avoue enfin qu'il a péché contre Dieu, pourquoi rougir, vous, d'avouer votre faute ?