La tentation de Joseph n'est-elle pas la consécration de sa vertu ? Son injuste emprisonnement n'est-il pas le couronnement de sa chasteté ? Comment eût-il pu obtenir d'être associé à la royauté en Egypte s'il n'avait été vendu par ses frères ? Il en fut ainsi par la volonté de Dieu afin d'éprouver ce juste, comme il le montre quand il dit : « Comment serait-il arrivé qu'aujourd'hui un peuple nombreux eût à manger » (Gen., L, 20) ? Nous ne devons donc pas redouter comme des maux les épreuves du monde, pour lesquelles se préparent de bonnes récompenses, mais plutôt demander, eu égard à la condition de l'homme, de subir des épreuves que nous soyons capables de supporter. "Et Jésus revint, poussé par l'Esprit, en Galilée."