Voyez la clémence du Seigneur Sauveur. Il n'est pas ému d'indignation, ni offensé par le crime, ni affecté par l'injustice au point de délaisser la Judée ; au contraire, oubliant les torts, ne songeant qu'à la clémence, tantôt enseignant, tantôt délivrant, tantôt guérissant, II cherche à attendrir le coeur de ce peuple infidèle. Et il est bien que S. Luc ait d'abord mentionné l'homme délivré de l'esprit mauvais, puis raconté la guérison d'une femme : car le Seigneur était venu soigner l'un et l'autre sexe ; il fallait guérir d'abord celui qui fut créé le premier, et ne pas laisser de côté celle qui avait péché par inconstance d'âme plus que par perversité.