Les filets se rompent et le poisson n'échappe point. On appelle à la rescousse les compagnons qui étaient dans l'autre barque. Quelle est cette barque ? peut-être la Judée, dans laquelle Jean et Jacques ont été choisis ? car « la Judée est devenue son sanctuaire » (Ps. 113, 2). Ceux-ci donc viennent de la synagogue à la barque de Pierre, c'est-à-dire à l'Eglise, afin de remplir les deux nacelles. Car tous fléchissent le genou au nom de Jésus (Philip., II, 10), soit le Juif, soit le Grec : « le Christ est tout, et en tous » (Col., III, 11). Mais pour moi, je redoute cet entassement, et qu'ainsi remplies les barques ne soient près de couler : car il faut qu'il y ait des hérésies (I Cor., XI, 19), pour l'épreuve des bons.