La guérison de ce paralytique n'est ni dépourvue de sens ni commune, puisqu'on nous dit qu'auparavant le Seigneur a prié : non certes pour être secouru mais pour l'exemple ; car II nous a donné un modèle à imiter, II n'a pas recouru à une démarche pour obtenir. Et comme des docteurs de la Loi s'étaient réunis de toute la Galilée, de Judée et de Jérusalem, parmi les guérisons d'autres infirmes, on nous décrit comment ce paralytique fut guéri. Avant tout, comme nous l'avons dit plus haut, chaque malade doit recourir à des intercesseurs qui demanderont pour lui la santé : grâce à eux, l'ossature disloquée de notre vie et les jambes boiteuses de nos actions seront remises par le remède de la parole céleste. Qu'il y ait donc des conseillers de l'âme, qui élèveront plus haut l'esprit humain, si engourdi qu'il soit par la faiblesse du corps. C'est encore par leur ministère que, façonné à s'élever et à s'abaisser, il sera placé devant Jésus, digne d'être vu par les yeux du Seigneur. Car le Seigneur regarde l'humilité : « parce qu'il a regardé l'humilité de sa servante » (Lc, I, 48). « Voyant leur foi », est-il dit.