Le Seigneur prie donc : non afin d'implorer pour Lui, mais afin d'obtenir pour moi ; car bien que le Père ait mis toutes choses à la disposition du Fils, le Fils cependant, pour réaliser pleinement sa condition d'homme, juge à propos d'implorer le Père pour nous : car II est notre avocat. Ne dressez pas des oreilles insidieuses, vous figurant que le Christ demande par faiblesse pour obtenir ce qu'il ne peut accomplir, Lui auteur du pouvoir : maître en obéissance, II nous façonne par son exemple aux préceptes de la vertu. « Nous avons, est-il dit, un avocat auprès du Père » (I Jn, II, 1) : s'il est avocat, II doit s'interposer pour mes péchés. Ce n'est donc point par faiblesse mais par bonté qu'il implore. Vous voulez savoir à quel point tout ce qu'il veut, II le peut ? Il est à la fois avocat et juge : en l'un réside un office de compassion, en l'autre l'insigne du pouvoir.