Considérez toutes choses avec soin : comment II monte avec les Apôtres et descend vers les foules. Comment en effet la foule verrait-elle le Christ, sinon en bas ? Elle ne le suit pas sur les hauteurs, elle ne s'élève pas aux sommets. Aussi bien, dès qu'il descend, II trouve des infirmes : car les infirmes ne peuvent être sur les hauteurs. Matthieu lui aussi (VIII, 1) nous apprend que les malades ont été guéris dans la plaine : car chacun a été guéri, de façon que, ses forces progressant peu à peu, il puisse gravir la montagne ; aussi guérit-II dans la plaine, c'est-à-dire qu'il soustrait au désordre, qu'il écarte la disgrâce de l'aveuglement. Il est descendu vers nos blessures, afin de nous faire, par son intimité et son commerce, participer à sa nature céleste. Il les a guéris, il est vrai, mais en les laissant en bas.