« Bienheureux ceux qui ont faim et soif » : car lorsqu'on a faim, on a compassion de l'affamé ; ayant compassion on donne ; donnant, on devient juste, car « sa justice demeure à jamais » (Ps. 111, 9). Aussi reconnaissons-nous en Matthieu la soif et la faim spirituelles qui font désirer la nourriture ou le breuvage de la justice ; car cette vertu est comme la substance des vertus, si bien que le juste se met au niveau de ses inférieurs, s'interdit la tromperie, recherche la vérité.