Ceci en même temps est admirable, qu'il ait guéri selon le mode même de la demande. « Si vous le voulez, vous pouvez me purifier. — Je le veux, sois purifié. » Vous voyez là sa volonté, vous voyez aussi sa disposition de tendresse. — « Et étendant la main, II le toucha. » La Loi interdit de toucher les lépreux (Lév., XIII, 3) ; mais Celui qui est le maître de la Loi n'a pas à suivre la Loi, mais fait la Loi. Il a donc touché, non parce qu'à moins de toucher II n'aurait pu guérir, mais pour prouver qu'il n'était pas assujetti à la Loi et qu'il ne craignait pas la contagion comme les hommes, mais ne pouvait être contaminé, Lui qui délivrait les autres, et que bien au contraire l'attouchement du Seigneur chassait la lèpre, laquelle d'ordinaire contaminait quiconque la touchait.