Par conséquent, puisqu'il n'y a rien que nous puissions dignement rendre à Dieu — que lui rendrons-nous pour l'abaissement de l'Incarnation ? pour les coups ? pour la croix, la mort, la sépulture ? — malheur à moi si je n'aime pas ! Je ne crains pas de le dire : Pierre n'a pas rendu, et il n'en a que plus aimé. Paul n'a-t-il pas rendu ? oui, il a rendu mort pour mort, mais il n'a pas rendu tout le reste : car il avait de lourdes dettes. Ecoutez-le dire lui-même qu'il n'a pas rendu : « Qui Lui a donné le premier, pour qu'il lui soit rendu » (Rom., XI, 35) ? Quand même nous rendrions croix pour croix, mort pour mort, est-ce là rendre ce que nous avons de Lui, par Lui, et en Lui : toutes choses (Rom., XI, 36) ? Donc rendons l'amour pour notre dette, la charité pour le bienfait, la reconnaissance pour le prix du sang : car « celui-là aime plus à qui il est donné davantage ».