Pourtant nous entendons ceci des paroles des autres apôtres ; quant à Judas, il est condamné comme avare, pour avoir fait passer l'argent avant l'embaumement du Seigneur, et, même s'il a pensé à la Passion, pour s'être trompé dans une évaluation si élevée : car le Christ veut être mis à vil prix, afin que tous l'achètent, afin que nul pauvre ne soit écarté : « Vous avez reçu gratuitement, dit-II ; donnez gratuitement » (Matth., X, 8). Le « Trésor inépuisable » (cf. Rom., XI, 33) ne demande pas l'argent, mais la reconnaissance. Lui-même, par son précieux sang, nous a rachetés, non vendus. De ceci nous parlerions plus au long, s'il ne nous souvenait en avoir traité ailleurs.