Comme il sied à un maître, Il offre en sa personne un exemple aux autres, et commandant Lui-même, Il exécute Lui-même ses commandements. Devant prescrire aux autres que, si on ne quitte son père et sa mère, on n'est pas digne du Fils de Dieu (cf. Matth., X, 37 ; Lc, XIV, 26), II s'est le premier soumis à cette sentence ; non pas qu'il condamne les pieux égards dus à une mère, car de Lui vient ce précepte : « Quiconque n'honorera pas son père, sa mère, sera puni de mort » (Ex., XX, 12 ; Deut., XXVII, 16), mais parce qu'il sait se devoir aux mystères de son Père plus qu'aux sentiments envers sa Mère. Les parents ne sont pas écartés injustement ; mais il est enseigné que les liens des âmes sont plus sacrés que ceux des corps.