Et que nul ne croie la piété offensée, du moment qu'est accompli le commandement de la Loi ; si en effet « l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à son épouse, et ils seront deux en une même chair » (Gen., II, 24), ce mystère est exactement observé dans le Christ et l'Église (Éphés., V, 31-32). Dès lors II ne pouvait donner à ses parents la préférence sur son propre corps. Ce n'est donc pas ? selon les pièges que tendent certains hérétiques ? qu'ici II renie sa Mère : II l'a reconnue même du haut de la Croix (Jn, XIX, 26) ; mais avant les liens de la chair II fait passer la règle des commandements célestes. Par ailleurs, il n'est pas hors de propos d'entendre qu'en la personne de ses parents II montre comment aux Juifs, de qui descend le Christ selon la chair, il faut préférer l'Église, qui a cru.