Nous voyons donc que l'homme est l'artisan de son propre tourment. Car si tel n'avait vécu à la manière d'un pourceau, le diable n'aurait pas reçu pouvoir sur lui ; ou, s'il l'avait reçu, c'eût été non pour le faire périr, mais pour l'éprouver. Peut-être aussi que ne pouvant plus, après la venue du Seigneur, pervertir les bons, il cherche désormais la perte non de tous les hommes, mais des inconstants : de même le brigand ne tend pas d'embûches aux gens armés, mais aux désarmés, et accable le faible de sévices, sachant bien qu'il serait écrasé par le fort, ou condamné par le puissant.