Le Christ, disions-nous, avait quitté la Synagogue en la personne des Géraséniens ; et Lui que les siens n'avaient pas reçu (Jn, I, 11), nous autres l'avons reçu ; nous avons reçu Celui que nous attendions. A nous donc, qui l'attendions, II n'a pas fait défaut ; et vers les autres, s'il en est prié, il ne Lui répugne pas de revenir. Car cet homme, chef de la Synagogue, qui avait une fille unique, implorait la guérison de la Synagogue mourante, qui était sur le point de mourir parce qu'abandonnée du Christ. Quel est, à notre avis, ce chef de la Synagogue ? n'est-ce pas la Loi ? par égard pour elle le Seigneur n'a pas complètement délaissé la Synagogue, mais a réservé un remède sauveur à ceux qui croiraient. Tandis donc que le Verbe de Dieu se hâte vers la fille de ce chef pour sauver les enfants d'Israël, la sainte Église rassemblée d'entre les Gentils, qui dépérissait en tombant dans les fautes les plus basses, déroba par sa foi le salut préparé pour d'autres.