Il leur est fait, avant tout, une recommandation générale de paix et de constance : ils apporteront la paix, garderont la constance, observeront les règles du droit de l'hospitalité : il ne convient pas au prédicateur du Royaume des cieux, affirme-t-il, de courir de maison en maison, et de modifier les lois inviolables de l'hospitalité. Mais de même qu'il est supposé qu'on leur offrira le bienfait de l'hospitalité, de même, s'ils ne sont pas reçus, ils ont ordre de secouer la poussière et de sortir de la ville ; ce qui nous apprend qu'une bonne hospitalité n'est pas petitement récompensée : non seulement nous procurons la paix à nos hôtes, mais s'ils sont couverts de la poussière légère des fautes, recevoir les pas des prédicateurs apostoliques enlève celles-ci. Et ce n'est pas sans raison qu'en Matthieu il est ordonné aux Apôtres de choisir la maison où ils entreront, afin qu'ils n'aient pas sujet de changer et de violer les droits de l'hospitalité. On ne recommande pourtant pas la même précaution à celui qui reçoit l'hôte, de peur qu'en choisissant l'hôte on ne restreigne l'hospitalité.